lundi 6 juillet 2009

PROBLEMATIQUE DE L’EDUCATION MESOLOGIQUE DANS LA PROTECTION ET LA CONSERVATION D’UNE AIRE PROTEGEE: CAS DU PARC NATIONAL DES VIRUNGA ,mon étude


RESUME DU MEMOIRE

Le présent travail de mémoire intitulé: PROBLEMATIQUE DE L’EDUCATION MESOLOGIQUE DANS LA PROTECTION ET LA CONSERVATION D’UNE AIRE PROTEGEE: CAS DU PARC NATIONAL DES VIRUNGA est réalisé en vue d’apporter notre contribution au développement des milieux riverains du Parc National des Virunga.

Se fixant pour objectif de dégager la pertinence de l’éducation mésologique dans la protection et conservation du Parc National des Virunga, la présente recherche apporte une contribution dans les canaux de communication entre les parties prenantes environnant le parc pour faciliter une intégration de tous dans la sauvegarde des richesses que renferme ce site du patrimoine mondial, source de développement si une fois les acteurs en présence regardent tous dans la même direction.

Afin de produire les contenus de cette recherche, nous avons recouru à la méthode systémique, aux techniques d’interview, à la technique documentaire et au questionnaire pour récolter les données.

Notre étude est non interventionniste mais descriptive : Elle se limite à décrire la situation dont il est question dans la présente recherche en donnant les caractéristiques du milieu et proposant une piste de sortie sans modifier la structure existante.

Elle touche toutes les couches actives de la population riveraine du parc national des Virunga secteur sud sans exclusion de sexe, d’ethnie, de niveau d’étude et de rang social, estimée à 1123276 âmes.

Notre échantillon reste probabiliste et accorde les chances égales à toutes les personnes interrogées de façon aléatoire dans le secteur de notre enquête, sa détermination est réalisée en utilisant la formule de FISCHER et al. Ainsi, 384 répondants pris comme échantillon dans la zone de notre recherche venant de toutes les classes sociales, tous les ages, sexes et occupations habitants les environs du secteur sud du PNVI ont fait l’objet de cette enquête et ceux-ci nous ont permis de produire les résultats et tirés les conclusions relatives à la présente étude.

La saisie et le traitement des données ont été fait par le logiciel Word et Excel. Ces données sont présentées dans des tableaux de fréquences en forme de résultats, dont l’interprétation des pourcentages nous permet de dégager des leçons relatives à l’objet de la recherche.

Cette étude fait observer que la majorité des riverains du secteur sud du PNVI sont jeunes soit 83,59% de la population. Cette tranche d’age (moins de 35ans) reste très active dans la région et constitue une couche sur laquelle les différentes organisations tant du domaine de la conservation que celles qui ont une vision contraire à la protection de la nature se fondent pour réaliser une action pour ou contre la sauvegarde des écosystèmes répertoriés dans le milieu.

Analysant les canaux par lesquels l’éducation des riverains du parc national des Virunga se réalise tant par l’institution gérante ainsi que par ses partenaires, la présente étude dégage que l’insuffisance d’informations serait due à l’inappropriation des stratégies mises en place et qui ne sont pas proches des préoccupations de la population.

Dans la région entourant le secteur sud du PNVI, cette étude révèle que 33,33% des populations se font informés sur le parc par la radio. Les journaux viennent en seconde position dans la transmission des informations en raison de 19,13%.

Ce recours aux medias qui implique un grand coût afin d’y accéder limite la propagation à grande échelle des informations et stratégies capables d’amener les habitants vivant dans les alentours de ce site protégé faisant partie du patrimoine mondial de l’humanité de surcroît ralenti son implication dans le circuit de sa conservation et sa protection.

S’agissant des approches susceptibles de concilier les perceptions des gestionnaires du PNVI et de la population pour un intérêt commun, notre recherche approuve que les méthodes actuelles de perception des gestionnaire du parc dans la conduite des activités cherchant à amener les locaux dans la marche de la conservation sont en déphasage par rapport aux approches que la population souhaite voir se développer pour son appropriation de la protection de ce site protégé.

Elle analyse la contradiction entre populations et gestionnaires qui s’expliquent par la divergence d’intérêt et de compréhension des enjeux relatifs à la conservation et la protection du parc, 22,65% d’habitants soutiennent que la compréhension du parc à travers des échanges dans les débats apportera leur intégration et leur appropriation aisée des mentalités du voisinage dans la lutte permanente des gestionnaires de ce parc à protéger les multiples richesses s’y localisant.

Elle propose que les gestionnaires du parc devront faire de l’éducation mésologique leur activité et pas la laisser aux divers partenaires qui passent parfois des messages ne répondant pas aux urgences que l’ICCN souhaiterait diffusé en faveur de la population pour la sauvegarde des écosystèmes de ce site .

Pour mieux gérer les richesses du PNVi, la population a besoin de savoir quelle est leur utilité pour sa vie et sa survie. La réponse à cette interrogation passe par l’écoute de la population et par son éducation conscientisante avec les techniques qui sont connus pour que la population s’approprie ces richesses et le PNVi.

L’Education Mésologique aura pour rôle de faire comprendre la nécessite pour chaque groupe cible : Elèves, enseignants, analphabètes, cultivateurs, cadres, sourd-muet dans leur langage propres, comment fonctionne les systèmes biocénose, biotope, la chaîne trophique, etc.

En suite elle permet de dégager la responsabilité de chacun pour un équilibre écologique : chacun doit savoir que chaque être, dont lui-même a besoin de se nourrir (consommation de ressources pour avoir l’énergie) et dégager des déchets (pollution) qu’il faut savoir gérer pour voir, sa famille, ses parents, ses enfants, et ses arrières petits enfants.

L’Education Mésologique nous renseigne sur les règles de la consommation utile et les règles de la gestion rationnelle de notre environnement, car consommer et produire des déchets est une activité normale et vitale.

Voilà pourquoi nous militons pour la vulgarisation de l’éducation mésologique dans ce travail, car : « On ne conserve que ce qu’on connaît ».
English Version
This present paperwork entitled: PROBLEMATIQUE DE L’EDUCATION MESOLOGIQUE DANS LA PROTECTION ET LA CONSERVATION D’UNE AIRE PROTEGEE: CAS DU PARC NATIONAL DES VIRUNGA (PROBLEMATIC OF THE MESOLOGIC EDUCATION IN PROTECTION AND CONSERVATION OF A PROTECTED AREA: CASE OF THE VIRUNGA NATIONAL PARK is carried out in order to bring our contribution to the development of the bordering surroundings of the Virunga National Park.

Having the objective to show the relevance of mesologic education in protection and conservation of Virunga National Park, this present research brings a contribution to the communication channels between the stakeholders surrounding the park so as to facilitate the collective integration in the safeguard of the potentialities which this worldwide site inheritance contains, source of development if all the involved actors look in the same direction.

In order to produce the contents of this research, we resorted to the systemic method, to the interview techniques, to the documentary technique and to a questionnaire to collect data.

Our study is not interventionist but descriptive: It is limited to a description of the situation constituting the focus of this present research providing characteristics of the area and proposing a exit path without modifying the existing structure.

It touches all the active layers of the bordering population of Virunga national park, in its southern sector, without any exclusion of sex, ethnic group, and level of study and social status, which is estimated at 1123276 people.

Our sample remains probabilistic and grants equal opportunities to all the people, questioned at random, in the sector of our investigation. Its determination is carried out by using FISCHER et al’s formula.. Thus, 384 respondents constituting our sample in our research zone come from all social classes, all ages, sexes and inhabitants’ occupations living in the surroundings of the PNVI Southern sector were involved in this investigation. All these respondents enabled us to produce results and to draw conclusions relating to the present study.

Data capture and processing were made thanks to Word and Excel software. These data are presented in frequency tables in the form of results, of which the percentage interpretation enables us to draw lessons relating to the object of this research.

This study shows that the majority of the PNVI Southern Sector’s residents are young i.e. 83, 59 % of the population. This age bracket (less than 3 years old) remains very active in the area and constitutes a layer on which various organizations, those which operate in the conservation field as well as those which have a contrary vision with the nature conservation merge to carry out an action for or counters the safeguard of the ecosystems indexed in this area.

Analyzing different channels by which the education of the Virunga national park surrounding residents is carried out by both the managing institution as well as by its partners; the present study reveals that the insufficiency of information would be caused by a lack of the appropriation of the developed strategies and which are not close to the population’s concerns.

In the area surrounding the southern sector of the PNVI, this study reveals that 33,33% of the populations get informed related to the park through the radio. Newspapers come in second position in the information transmission and it has 19,13%.

This recourse to media, of which the access implies a great cost, limits the propagation on a large scale of information and strategies which could help gathering inhabitants living in the neighborhoods of this protected site and which constitute a part of the world humanity inheritance. In addition to this limitation, it slows down the implication of this population in the circuit of its conservation and protection.

As far as approaches enabling the reconciliation of the PNVI Managers’ perceptions and those of the population for a common interest, our research approves that the current perception methods of the park managers in terms of implementation of activities which aim at involving the local population in the conservation walk, are out of step compared to the approaches which the population wishes to see getting developed for its appropriation of this protected site protection.

It analyzes contradiction between populations and managers. These contradictions are explained by the divergence of interest and stakes comprehension which is related to the conservation and the protection, 22, 65% of the inhabitants support that the comprehension of the park conservation through exchanges in the debates will result in their integration and their easy appropriation of vicinity mentalities in this park managers’ permanent fight to protect the multiple richnesses which are in it.

It proposes that the mesologic education becomes the park managers’ activity. So they should not leave it to various partners who pass sometimes messages which do not answer emergencies that the ICCN wish to diffuse in favor of the population for the safeguard of these site ecosystems.

For better managing the PNVi richness, the population needs to know what is the utility of this richness in their life and their survival. The response to this interrogation passes by the listening of the population and its education in terms of awareness though the use of known techniques so that the population appropriates this richness and PNVi.

Mesologic Education will play the role of facilitating the comprehension of the necessity for each target group: Pupils, teachers, illiterates, farmers, and managerial staff, deaf-mute in their proper language, how biocenose systems, biotope, tropic chain, etc. function.

In addition to this, it helps in the establishment of everybody’s responsibility for an ecological balance: everybody must know that every human being, as well as himself needs to be nourished (consumption of resources to have energy) and to release waste (pollution) which must be well managed so as to see, one’s family, one’s parents, one’s children, and grandsons.

Mesologic Education informs us about rules of useful consumption and rules of the rational management of our environment, because consuming and produce waste is a normal and vital activity.

That is why we are militating for the popularization of mesologic education in this work, because: "One preserves only what he knows".

0. Introduction
1. Etat de la question
Il est important, pour aborder le présent travail, de comprendre et prendre en compte les précédentes recherches sur la gestion et la conservation du Parc National des Virunga dans diverses publications en milieux universitaires.

Cette démarche nous amènera à faire une démarcation du contenu de la présente recherche de celles des nos prédécesseurs et orienter nos réflexions vers un idéal voulu en initiant le présent sujet dans cet environnement plein d’ouverture pour la recherche.

Certes, plusieurs recherches ont déjà été effectuées dans différents axes relatifs aux relations entre le parc et la population, mais trop peu des recherches apparaissent dans le domaine de la problématique de l’éducation mésologique dans la protection et conservation d’une aire protégée.

Par rapport aux précédentes études, Nathalie KABUO SIVIRI traite de la PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DE LA CONSERVATION DE LA NATURE : « Cas du Parc National des Virunga station de Mutsora » .Elle s’interroge sur les problèmes de gestion dans le fonctionnement de la conservation de la nature dans le PNVI Nord et sur la nature des relations pouvant exister entre la population riveraine et les gestionnaires de cette partie du parc.

Elle fait alors ressortir les problèmes aux quels font face les gestionnaires du PNVI Nord notamment :La pression démographique,la présence des groupes armés,la recherche du sol fertile par la population locale,l’insuffisance de l’information en matière de gestion de la conservation de la nature. Elle relève que les relations entre les comités locaux et les gestionnaires du parc seraient mitigées, ce qui expliquerait l’hostilité de la population face au maintien du parc lui-même. Elle suggère qu’une participation étendue soit de mise.

Félicité KALUME NDOOLE traite pour sa part de : PROBLEMATIQUE DE LA DEFORESTATION DANS LE SECTEUR SUD DU PARC NATIONAL DES VIRUNGA . Elle fait ressortir dans sa recherche les valeurs des écosystèmes forestiers du parc national du Virunga tout en épinglant la problématique de l’exploitation du bois à l’intérieur du parc par les communautés riveraines.

Elle met un accent sur le rôle de la femme dans la coupe des bois et la carbonisation. Elle s’interroge sur les raisons de la flambée de la carbonisation dans le parc. Dans sa recherche de solution, elle propose des nouvelles alternatives dans les ménages en matière de consommation et utilisation de l’énergie et fait appel à l’éducation des populations riveraines du parc sur le bien fondé de la conservation.

A la fin, elle propose la vulgarisation de l’usage des foyers améliorés pour diminuer cette flambée dans l’exploitation des richesses floristiques de ce parc.

MUHINDO VASIKANIA quant à lui,a traité des CONSEQUENCES DE LA SURPOPULATION SUR LES ECOSYSTEMES DU PNVI DANS LE SECTEUR CENTRE « Cas de la Pêcherie de Vitshumbi ». Il émet une réflexion sur les causes du déplacement d’une population, déplacement lié à la situation sécuritaire, ce qui crée une surpopulation dans des agglomérations qui n’ont pas la capacité d’accueille au regard de la demande .Il fait ressortir les conséquences de la surpopulation dans le secteur centre du parc spécialement à Vitshumbi.

Après avoir fait une présentation de la pêcherie de Vitshumbi, le chercheur s’attarde sur les causes et conséquences de la surpopulation en citant les guerres et conflits interethniques, le niveau d’éducation de la population, la passivité de l’organe de commande, la prolifération des services étatiques,la déforestation,le braconnage,la prolifération des maladies et la pratique de la pêche illicite. Il propose l’alphabétisatrice et l’apprentissage des langues à Vitshumbi comme une des solutions à cette surpopulation.

TUVEREKWEVYO MUHINDO dans son travail de fin de cycle aborde la question de la communication dans son travail intitulé: LA COMMUNICATION ENVIRONNEMENTALE, VOIE D’IMPLICATION DES POPULATIONS DANS LA CONSERVATION DE LA NATURE : « Cas du secteur sud du Parc National des Virunga » . Il fait ressortir le rôle que la communication environnementale joue pour amener une population à intégrer la conservation et la protection de la nature.

Il propose parmi tant des solutions la création d’un canal de communication permanente entre parc et population pour diminuer l’écart dans la compréhension des valeurs des richesses que referme le parc national des Virunga tout en initiant aussi des programmes d’éducation dans divers secteurs du parc afin d’être en interaction quotidienne entre gestionnaires et riverains.

La présente recherche se propose de mettre en place une stratégie durable dans la transmission du message de conservation afin d’aider même les plus démunis vivant autours du parc national des Virunga d’avoir accès aux informations sur ses droits et devoirs envers ce site du patrimoine mondial de l’humanité bien que placé sur la liste des patrimoines en péril.

2. Problématique

« Si la conservation de la nature joue un rôle important justifié sur le plan de la science, de la recréation, du divertissement et surtout de l’esthétique, elle constitue généralement un besoin pour le maintien de l’équilibre de la biosphère » . La conservation de la nature, dans des aires protégées,se montre comme une préoccupation de plusieurs institutions et personnalités de notre planète.

Elle constitue au fil du temps un moyen de pression qu’exerce parfois les gestionnaires de ces aires sur la population riveraine ne sachant que faire pour sa survie, elle se rabat sur les espaces protégées pour l’agriculture.

Ces approches des riverains créent souvent des accrochages entre les gestionnaires des parcs et la population, chaque camp se donnant raison dans toute circonstance. Ces agissements font alors agrandir le conflit entre l’aire protégée et la population et ceci ne facilite pas la jouissance des uns et des autres sur les apports attendus de chaque partie.

Au parc national des Virunga, des mécanismes de communications sont focalisés dans leur majeure partie vers les medias extérieurs dans l’usage de l’Internet en utilisant les nouvelles techniques de l’information qui ne sont pas à la portée des riverains et ceci ralenti l’intégration des populations dans le circuit de conservation.

Ce constat nous amène à plusieurs interrogations dans le domaine de la conservation et la protection de la nature spécialement pour une gestion apaisée du parc national des Virunga en impliquant les parties prenantes pour obtenir un développement radieux des milieux environnant l’espace délimité par la législation congolaise.

Lorsqu’on observe l’appréhension de la population vivant autour du parc national des Virunga par rapport à la conservation de la nature et à la protection de ce parc, il est curieux de constater que les gens sont soit sous informés, soit mal informés ou carrément ils ignorent les obligations qui sont les leurs par rapport à ce site du patrimoine mondial de l’humanité.

Nous savons qu’actuellement les médias atteignent tous les coins de la province et que l’information et la communication ont pris une importance capitale dans les différents contrats que les populations établissent avec les instances de gestion et de conduite du parc.

Mais souvent, les canaux médiatiques seuls ne suffisent pas dans cet environnement bordé de pauvreté et souvent exposé aux conflits armés poussant des déplacements quotidiens des populations de leurs milieux et celles-ci se rabattent alors aux conditions de vie qu’elles retrouvent dans les coins de déplacement comme déplacés internes.

Pour cela, nous voulons savoir quelle serait la pertinence de l’éducation mésologique dans la protection et conservation du parc national des Virunga ?

Deux questions spécifiques nous aideraient à bien approfondir cette préoccupation fondamentale sur l’éducation mésologique. Il s’agit de:

1. Qu’est-ce qui explique l’insuffisance d’informations sur les questions de gestion du parc national des Virunga ?
2. Qu’est-ce qui explique les contradictions entre les gestionnaires du parc et les communautés riveraines ?

Nous tenterons dans les lignes qui suivent à donner quelques réponses à ces interrogations.

3. Hypothèse du travail

Au regard des interrogations indiquées dans les précédentes lignes, nous nous permettons de donner à priori les réponses suivantes :

1. L’insuffisance d’informations serait due à l’inappropriation des stratégies mises en place et qui ne sont pas proches des préoccupations de la population.

2. La contradiction entre populations et gestionnaires s’explique par la divergence d’intérêt et de compréhension des enjeux relatifs à la conservation et la protection du parc

3. Objectifs et Intérêt de la Recherche

3.1. Objectif général

Notre recherche se fixe pour objectif principal de dégager la pertinence de l’éducation mésologique dans la protection et conservation du Parc National des Virunga.

3.2. Objectifs spécifiques

1. Analyser les canaux par lesquels l’éducation des riverains du parc national des Virunga se réalise tant par l’institution gérante que par ses partenaires

2. Proposer une nouvelle approche susceptible de concilier les perceptions des questionnaires et de la population pour l’intérêt commun


3.3. Intérêt de la recherche

Cette étude comporte un intérêt double : théorique et pratique. Du point de vue théorique, elle portera sur l’importance de l’éducation mésologique dans le parc national des Virunga et certaines contraintes qui constitueraient des goulots d’étranglement à une mise en place d’une dynamique réelle d’appropriation de la conservation par la population.

Du point de vue pratique, la présente recherche devra dégager un certain nombre des recommandations en terme de ligne d’action pouvant amener les décideurs et gestionnaires du parc à résoudre le problème de l’éducation permanente des populations locales quant à la protection du parc.

4. Délimitation du Sujet

Notre recherche porte sur des aspects relatifs à la protection et la conservation de l’écologie; surtout dans le domaine de l’éducation mésologique. Afin de bien aborder les aspects relatifs à notre recherché,nous avons jugé utile de nous référer aux données des années 2000 à 2007 circonscrites dans les périphéries du parc national des Virunga secteur Sud notamment : Kibumba,Rumangabo,Rutshuru, Kiwanja,Jomba,Sake et Goma.

Signalons cependant que cette période reste l’une des étapes difficiles dans la gestion des aires protégées en République Démocratique du Congo.

Cette période coïncide avec la montée de l’insécurité dans le parc mais aussi le début de la mise en marche de la nouvelle politique de conservation, celle prenant en compte les besoins des riverains pour une gestion durable des aires placées sous statuts spéciaux par la communauté nationale et internationale.

5. Méthodologie du Travail

La matérialisation de tout travail scientifique exige l’usage d’une certaine méthodologie : Il s’agit des techniques et des méthodes qui permettent au chercheur de surmonter les difficultés éventuelles et d’aboutir aux conclusions souhaitées et aussi de proposer une vision progressive du développement.

C’est ainsi que pour la réalisation du présent travail, nous avons recouru à la méthode systémique, aux techniques d’interview, à la technique documentaire et au questionnaire pour récolter les données.
1º.La méthode systémique nous a donnée l’image des réalités sociales étudiées dans la présente recherche. Elle nous a permis de dégager les mécanismes sous-tendant les organisations et établit les effets d’une variation, d’un changement d’un élément sur l’ensemble du système.

2º.Le questionnaire nous a facilité la récolte des informations par écrit, relative à notre sujet.

3º. L’interview nous a permis de récolter les avis et opinions de la population enquêtée au sujet de l’éducation mésologique et leur intégration dans la protection de la nature du parc national des Virunga.

4º.La technique documentaire nous a permis d’accéder à certaines données livresques. Elle a consisté à la fouille de ce qui est écrit dans notre domaine de recherche à travers les ouvrages,les encyclopédies,les périodiques,les biographies,les catalogues,les glossaires,les rapports,les archives,le Web,etc.

6. DIVISION DU TRAVAIL ET DIFFICULTES RENCONTREES

Hormis l’introduction et la conclusion notre travail comporte quatre chapitres. Le premier présente les généralités sur la conservation de la nature. Il donne aussi l’idée de l’évolution dans la création du parc national des Virunga et ses limites.

Le second est centré sur l’éducation mésologique et son influence sur la perception de la conservation des aires protégées.

Le troisième chapitre donne l’idée de la méthode d’enquête utilisée et ses résultats sur la problématique de l’éducation mésologique dans la gestion d’une aire protégée afin d’analyser l’intégration de la population à la conservation du parc national des Virunga par ce canal.
Le quatrième est un programme de l’éducation mésologique que nous proposons pour résoudre d’une manière permanente la question de sensibilisation de la population et ainsi obtenir une courroie de transmission et de dialogue permanent entre parc et population.

Les grandes difficultés rencontrées durant notre recherche restent l’analphabétisme avancée dans le milieu riverain du secteur d’étude, la sécurité précaire qui ne nous a pas facilité l’accès à certains milieux,la langue de communication et la modicité des moyens financiers pour une grande couverture du rayon durant une longue période.

Cependant ces difficultés n’ont pas empêchées la récolte et le traitement des données.

CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR LA CONSERVATION DE LA NATURE
I.1. INTRODUCTION

Protéger les ressources naturelles est une préoccupation ancienne : en 252 avant Jésus Christ, l'empereur de l'Inde , Ashoka ,promulgua le premier édit connu sur la protection des animaux et des forêts .

Cette action répondait à la nécessité de protéger certaines richesses naturelles animales ou végétales. On retrouve cette préoccupation dans la plupart des cultures des peuples de la Terre.

En Afrique comme en Europe ou en Asie, des limites d'usage étaient définies et observées, délibérément ou par l'autorité de l'état. Il pouvait s'agir d'interdictions totales (tabous), partielles ou temporaires (saisons de récolte), de limitations à des groupes définis de la population (clans de chasseurs), etc.

La nécessité, ou l'intérêt, de protéger certaines richesses naturelles animales ou végétales s'est accélérée depuis un siècle, un demi siècle. Elle s'est d'abord traduite par la création d'aires protégées, puis par diverses codifications.

Le concept a évolué en passant de la notion de protection à celle de conservation. En effet, depuis deux décennies, la prise de conscience d'une accélération des destructions d'écosystèmes s'est faite, entraînant des réactions non seulement des scientifiques et gestionnaires d'espaces protégés, mais aussi d'économistes.
Le grand public se montre souvent sensible à des faits qui ne concernent pas directement son bien-être ou sa survie et réagit de façon culturelle.

En Europe, les réactions à la disparition des phoques, des baleines, des éléphants se met peu à peu en place et une éthique de la conservation de la diversité biologique se traduit de temps en temps par des lois: Loi sur la chasse en France et sur la chasse aux oiseaux migrateurs en Europe -CEE

Depuis des temps immémoriaux, l’environnement est étroitement lié à la vie des populations africaines. Au sein des communautés diverses et variées,des valeurs traditionnelles ont tout temps gouverné les interactions entre l’homme et l’environnement ainsi que les méthodes d’exploitation et de gestion des ressources naturelles.
Dans de nombreuses sous- régions, il existe un lien fort entre la population et ces ressources, dont des mécanismes traditionnels régulent la gestion. Des règles ancestrales régentaient autrefois l’accès des populations africaines aux ressources naturelles.
Ces règles interdisaient par exemple l’abattage de certains arbres, certaines méthodes de cueillette,la récolte de certains fruits et autres produits dérivés des arbres ou encore l’accès à des zones boisées ou à des montagnes sacrées .
Mais avec des bouleversements historiques, les écosystèmes ont connus une forte pression d’exploitation.
La découverte de vastes « territoires vierges » par la colonisation et de riches réserves d’or et d’autres minéraux à l’intérieur des terres, incita les Européens à explorer l’Afrique, dont les immenses ressources naturelles allaient fournir des matières premières à bas prix aux industries européennes. Le pillage des ressources naturelles et la destruction de l’environnement commencèrent.
Les politiques coloniales débouchèrent sur des conflits accrus entre les utilisateurs et sur des atteintes environnementales. L’exploitation du bois de chauffe et de construction, la conquête de terres arables et de pâturages, ainsi que l’urbanisation provoquèrent la destruction des forets naturelles.
Les politiques coloniales mirent plutôt l’accent sur les plantations, afin de répondre aux besoins croissants et spécifiques de l’industrie et du commerce européen. Cette pratique conduisit à la diminution de la biodiversité, les espèces indigènes étant supprimées dans de vastes zones et remplacées par des essences exotiques.
A l’époque coloniale, les populations africaines n’eurent guère leur mot à dire concernant la manière dont leurs ressources étaient exploitées. La situation a toute fois changé progressivement depuis les indépendances.
En septembre 1968 cinq ans après la création de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) actuellement Union Africaine (U.A), la convention africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles fut adoptée à Alger.
Le principal objectif de cette convention était d’encourager l’action individuelle et conjointe en faveur de la préservation, de l’exploitation et de la mise en valeur des sols, de l’eau,de la flore et de la faune pour le bien-être présent et futur de l’humanité .
Le principe fondamental de cette convention est : « Les Etats contractants s’engagent à adopter les mesures nécessaires pour assurer la conservation,l’utilisation et la mise en valeur des ressources en sol,en eau,en flore et en faune,conformément aux principes scientifiques et compte tenu du meilleur intérêt des populations.»
1.2. NOTIONS DE BASE
1.2.1. Environnement

Le concept de conservation, visant la nature et les ressources naturelles, s'est révélé incapable de répondre aux nouvelles préoccupations issues de la crise de l'environnement humain qui se sont manifestées vers la fin de la décennie 1960. Cette crise était la conséquence des interactions négatives qui s'étaient établies, au fil du temps, entre l'homme et la biosphère.
Si les premières références à "l'environnement" remontent aux années 1968-1970, il faut attendre 1972 pour que le concept soit internationalement reconnu lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement humain, tenue à Stockholm (Suède)
L'observation de la réalité montre qu'il existe des interactions dynamiques entre l'être humain, les groupements communautaires et la biosphère. Ces interactions, en perpétuelle évolution, entre le milieu humain (la culture) et le milieu biophysique (la nature) donne lieu aux milieux aménagés, construits ou, d'une façon générale, modifiés.


L'environnement comprend les quatre composantes suivantes :
1. Les facteurs abiotiques du milieu autrement appelé : L’environnement physique et chimique
2. Les facteurs biotiques : Végétation, faune ; autrement compris comme L’environnement biologique
3. La population (les êtres humains) autrement dit : L’environnement socioculturel
4. La culture (tout ce qui émane de l’esprit de l’homme) dit autrement : L’environnement politique et économique
Ces quatre composantes constituent, conformément à la deuxième loi de la théorie générale de la systémique, des systèmes hiérarchiquement disposés. Les deux premières catégories correspondent à l'écosystème.
Le concept d'environnement y ajoute l'homme et toutes ses activités. Il permet ainsi d'appréhender la réalité dans sa globalité et, par là, dans sa complexité. "L'environnement est un ensemble de milieux d'influences (milieux humain, naturel, économique) qui agissent sur l'individu à tous les instants de sa vie quotidienne et déterminent en grande partie son comportement dans toutes les dimensions de l'être : sociale, intellectuelle, affective, spirituelle, culturelle" .
Par son essence même, l'environnement évoque un ensemble, considéré comme un système dynamique, constitué de sous-systèmes (physiques, biologiques, écologiques, économiques, politiques, sociologiques, culturels, etc.).
Le concept d'environnement, considéré dans une acception systémique, présente les caractéristiques fondamentales suivantes :
- il met l'accent sur les relations entre les organismes vivants et le milieu, et sur les interactions dynamiques entre composantes du système ;
- il privilégie l'approche globale et systémique ;
- il favorise la diversité qu'il convient de préserver et d'accroître (notion de biodiversité) ;
- il a une portée élargie et vise l'amélioration de la qualité du cadre de vie (qui est aussi la finalité de l'aménagement du territoire) ;
- il se situe dans une perspective à long terme ;
- il conduit à étendre les préoccupations des agents d'intervention au bien-être de l'homme.
L'évolution des idées en ce qui concerne l'environnement se caractérise par un incessant élargissement suivant cinq axes
1. L'axe cinétique (vitesse) : les changements sont devenus la règle ; la vitesse à laquelle se font les découvertes et leurs applications ne cesse de se réduire ; les bases conceptuelles du développement et de l'environnement s'enrichissent sans cesse.
2. L'axe temporel (temps) : intervient ici l'idée de durabilité. L’élargissement des préoccupations conduit à la nécessité de la planification à long terme, indispensable dans toute réflexion sur le développement durable.
3. L'axe spatial (espace) : avec l'apparition de changements globaux d'ordre climatiques -comme l'effet de serre, la destruction de la couche d'ozone, les précipitations acides-, l'échelle des préoccupations s'est étendue à la troposphère et à l'atmosphère. La gamme spatiale va ainsi du terroir villageois jusqu'aux couches atmosphériques.
4 L'axe axiologique (valeurs) : l'environnement dans son acception globale implique de prendre en compte l'homme et ses besoins ainsi que les interactions dynamiques entre les hommes et la biosphère. Il faut dès lors faire intervenir, outre les connaissances, des valeurs comme la responsabilité de chacun dans la gestion rationnelle des ressources et la solidarité des hommes entre eux ; les valeurs liées à la liberté et au droit de l'homme sont fondamentales.
5 L'axe systémique (système) :l'environnement, en tant que système, est tributaire des concepts et des lois qui caractérisent tout système: totalité et émergence, interactions, organisation (structure et fonctionnement), complexité, dynamisme, évolution. Le système doit aussi se maintenir, assurer sa stabilité dynamique, sa régulation.
Les causes des changements environnementaux survenus jusqu’en 2002 comptent des facteurs liés à la politique et à la gouvernance. L’impact des modifications de l’environnement sur le fonctionnement des écosystèmes et sur le développement économique et social est pris en compte dans sept domaines principaux : Atmosphère, biodiversité, habitats marins et côtiers, forets, eau douce, terres, urbanisation .
La préservation de l’environnement fait impliquer aussi la notion de la gestion. En effet, la gestion de l'environnement s'apparente aux notions d'aménagement du territoire ou d'organisation de l'espace, tout en ayant une portée beaucoup plus vaste.
Le terme de "gestion" a l'avantage d'être très extensif. On peut y inclure toutes les formes d'intervention dans l'environnement, qu'il s'agisse d'enquêtes, de recherches, d'élaboration de politiques, d'administration, de protection, de conservation, d'utilisation, d'éducation et de formation, ces interventions ayant pour finalité l'utilisation optimale d'un environnement donné dans la perspective d'un développement durable.
La notion de gestion de l'environnement inclut, dans son acception moderne, l'amélioration de la qualité de l'environnement qui n'est pas sans se répercuter sur la qualité de la vie humaine elle-même. En Afrique, les problèmes de développement socio-économique sont inextricablement liés aux populations, aux ressources et à l’environnement.
La préservation de l’environnement concerne donc directement la structure et le fonctionnement de l’économie, étant donné que la majorité de la population africaine tire directement ses moyens d’existence des ressources naturelles. Néanmoins, la région perd ses ressources à un rythme relativement rapide, rendant ainsi des millions d’individus vulnérables aux conséquences néfastes des changements environnementaux .
Les stratégies et actions futures visant à arrêter et inverser le processus de dégradation de l’environnement doivent comprendre les priorités suivantes:
• Réduction et arrêt de la désertification et de la dégradation des sols
• Préservation et gestion de la biodiversité et des ressources forestières, y compris les zones humides et les écosystèmes transfrontaliers
• Atténuation des modifications de l’environnement et amélioration de la qualité de l’air
• Protection des ressources et des écosystèmes marins et côtiers
• Promotion d’une gestion des produits chimiques respectueuse de l’environnement.

1.2.2. Patrimoine
La notion de patrimoine repose sur la notion d'héritage. C'est une notion culturelle transgénérationnelle.
Patrimoine : Ethimologie. "Héritage du père" , désigne depuis le 19è siècle : L’ensemble des biens transmis par les ancêtres. Le patrimoine peut être revendiqué par les générations futures. Il est de notre devoir de le préserver en le gérant de façon avisée (conserver sa richesse, diversité, productivité) à défaut de l'améliorer.
Patrimoine naturel national:
Ce concept juridique désigne l'ensemble des richesses non produites par l"homme et situées sur le territoire d'un état considéré. Ce patrimoine comprend les ressources minérales, hydrauliques, mais également les paysages, les espèces animales et végétales constituant des écosystèmes diversifiés et fonctionnels.
Comme tout patrimoine, il sera légué à nos descendants désignés par l'expression "générations futures". Contrairement à une opinion triviale en Occident, juridiquement, nous ne sommes pas "propriétaires" de ces ressources et de ce patrimoine, nous ne jouissons que de l'usufruit. Cela est expliqué clairement par l'expression "nous empruntons nos ressources aux générations futures"(…)
Une gestion sage et avisée implique de ne pas utiliser le capital que constituent les formes biologiques animales et végétales sauvages, les écosystèmes naturels afin de conserver à la fois qualités de vie et possibilités de développement à nos successeurs .
L'aspect patrimonial de la biodiversité (faune, flore, écosystèmes, habitats, paysages) implique une gestion relevant d'une collectivité à l'originalité de laquelle cette biodiversité participe.
1.2.3. Ressource
Ressource : en général, toute opportunité, matière, énergie, organisme (humain ou non), abri, etc. susceptible d'être utilisé par un individu ou un groupe pour son usage direct ou indirect (échange).
Ressource naturelle : productions de l'environnement que l'homme peut utiliser pour son développement, sa vie, sa survie. Il peut s'agir aussi bien d'énergie, de matière, d'informations.
Classiquement on distingue des ressources naturelles renouvelables et des ressources non renouvelables. Les ressources non renouvelables sont celles qu’on ne peut reconstituer à l'échelle temporelle de notre utilisation. Exemple : énergie fossile (charbon, pétrole) et matières minérales (métaux, roches). Ces ressources doivent donc être utilisées avec sagesse et les produits en découlant doivent donner lieu à des opérations de recyclage.
Les ressources renouvelables ne peuvent le rester que si nous leur laissons le temps de se renouveler. Les ressources naturelles renouvelables : comprennent des formes d'énergies (hydraulique, solaire, biologique) et de matière (organismes biologique : plantes et animaux et aussi leurs associations : écosystèmes et paysages).
La vie des populations humaines repose essentiellement sur l'utilisation de ressources biologiques et sur le libre accès à ces ressources. En raison de leur importance, ces ressources n'ont pas seulement une valeur "énergétique" ou "structurelle" .Elles ont, au cours du développement des sociétés humaines, acquis des valeurs fondamentales : sociales, éthiques, culturelles et économiques .
1.2.4. Ethique
Les gouvernements au niveau mondial ont commencé à considérer les aspects éthiques de la conservation des ressources biologiques. L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté solennellement en 1982 la "CHARTE MONDIALE POUR LA NATURE". Cette charte reconnaît que l'humanité est partie de la nature, que chaque forme de vie est unique et mérite d'être respectée sans référer à son utilité pour l'homme.

La pérennité des bénéfices des ressources biologiques repose sur le maintien et la continuité des processus écologiques essentiels, des systèmes supportant la vie et sur la diversité des formes vivantes.

La charte incite à développer des stratégies pour conserver la nature, développer la recherche scientifique, surveiller (monitoring) les espèces et écosystèmes et des actions de coopération internationales pour assurer la conservation . Depuis ce premier texte, d'autres documents de réflexion et stratégies ont été proposées comme : "Our common future" ou Rapport Brundtland (1987), "la stratégie mondiale de la conservation" de l'UICN et sa mise à jour de 1990 "Sauvons la planète".
Ces différents documents ont ressorti quelques bases d'éthique universellement admises notamment :

-Le monde est un ensemble interdépendant composé de communautés naturelles et humaines. Le bien-être et la santé de chaque composant dépendent de la santé et du bien-être des autres composants. L'humanité fait partie de la nature et les humains sont soumis aux mêmes lois écologiques immuables que les autres espèces de la planète. Toute forme de vie dépend du fonctionnement ininterrompu des systèmes naturels qui assurent les apports d'énergie et de matière nécessaires. Une responsabilité écologique entre tous les peuples est nécessaire pour assurer la survie, la sécurité, l'égalité et la dignité de toutes les communautés mondiales. La culture humaine doit être construite sur un profond respect de la nature, un sens de faire partie de la nature et reconnaître que les activités humaines doivent se développer en harmonie et équilibre avec la nature.

-Les limites écologiques à l'intérieur desquelles nous devons agir ne sont pas des limites à l'effort humain mais peuvent constituer des guides et orientations afin que l'activité humaine puisse assurer la stabilité et la diversité de l'environnement.
-Toutes les espèces ont un droit intrinsèque à l'existence. Les processus écologiques qui supportent (entretiennent) l'intégrité de la biosphère et la diversité de ses espèces, paysages et habitats doivent être maintenus. De même, l'ensemble des adaptations culturelles humaines aux environnements locaux doit pouvoir être maintenue et prospérer.
-La durabilité devrait être le principe de base de tout développement économique et social. Les valeurs individuelles et sociales devraient être choisies pour accentuer la richesse de la flore, de la faune et de l'expérience humaine. Ces fondements (bases) moraux permettront aux nombreuses valeurs utilitaires de la nature (alimentation, santé, science, technologie, industrie et récréation) d'être distribuées équitablement et durablement pour les générations futures.
-Le bien-être des générations futures est une responsabilité sociale de la génération actuelle. C'est pourquoi la génération présente doit limiter sa consommation de ressources non renouvelables au niveau qui est nécessaire pour assurer les besoins essentiels de la société et s'assurer que les ressources renouvelables sont gérées de façon durable.
-Toutes les personnes doivent pouvoir exercer leur responsabilité pour leur propre existence et pour la vie sur terre. Elles doivent, de ce fait, avoir plein accès à l'éducation, à l'expression politique (démocratie) et à des moyens d'existence durables (non précaires).
1.2.5. Développement
1.2.5.1. Développement
Au cours des années 1960, première décennie du développement (1961-1970), la toile de fond de la politique de développement était l'assistance. Durant les années 1970.

Deuxième décennie du développement (1971-1980), on lui a substitué une approche plus mercantile. La deuxième décennie du développement a vu l'Occident apporter vers les pays en développement son modèle de croissance industrielle.

Suivant les partisans de cette stratégie, au-delà d'un certain seuil d'investissement, devait s'amorcer un processus conduisant à la croissance régulière et au développement.

Les déboires et les échecs de cette approche ont été largement reconnus. L'accent mis sur l'industrialisation, au détriment de l'agriculture et du développement rural, a conduit dans plusieurs cas à l'exode rural, à une urbanisation sauvage et à une diminution de la production alimentaire, dont de nombreux pays du tiers-monde, et en particulier l'Afrique, ressentent actuellement les effets.
De nombreuses réflexions ont été consacrées ces dernières années, au développement, à l'environnement et aux problèmes de gestion rationnelle des ressources naturelles. Elles ont conduit à l'élaboration d'une nouvelle stratégie de développement qui, si elle était mise en oeuvre de manière coordonnée, devrait permettre d'éliminer de façon progressive la pauvreté en ses causes.
1.2.5.2. Développement durable
Deux rapports de l'ONU, "Perspectives relatives à l'environnement jusqu'à l'an 2000 et au-delà "et "Notre avenir commun" de la Commission mondiale pour l'environnement et le développement ont mis l'accent sur la nécessité d'adopter des stratégies à long terme dans le domaine de l'environnement si l'on veut réussir un développement durable. A cet égard, l'éducation mésologique revêt une importance particulière.
Cette éducation est conçue pour embrasser les problèmes de développement dans une vaste perspective, considérant non seulement le contexte actuel, lui-même changeant, mais encore l'ensemble des générations à venir. La notion de développement durable suppose la satisfaction des besoins actuels sans affecter les générations futures.
Il s'agit aussi de prévoir les effets défavorables que peuvent avoir les projets de développement sur l'environnement et sa qualité. Des mesures législatives doivent rendre obligatoires les évaluations des impacts sur l'environnement de tous les projets de développement.
Cette exigence s'impose pour préserver la qualité du milieu de vie. En principe, le développement durable consiste à concilier l’économie, le social et l’environnement, c’est-à-dire, le système de production, celui de consommation et de conservation et protection de l’environnement
1.3. Conservation et protection
1.3.1. Conservation de la nature
Le concept de conservation de la nature renferme comme le souligne Bourlière, à côté d'un aspect statique de stricte protection, un aspect dynamique de mise en valeur rationnelle qui doit permettre de tirer une meilleure partie des ressources naturelles et des milieux bio sphériques.

L'expression "conservation de la nature" ne fait que préciser l'objet du concept de conservation qui s'applique aussi bien aux milieux naturels vierges devenus très rares qu'à ceux que l'homme a modifié pour la production ou pour l'édification de son habitat.
L'élargissement des préoccupations, passage du concept de protection à celui de conservation, s’est traduit par la modification, en 1956, de l'appellation de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses ressources ; siège à Gland, Suisse), qui s'appelait auparavant UIPN ("P", pour "protection").
S'il est nécessaire de modifier la nature, encore faut-il le faire en connaissance de cause, c'est-à-dire de manière rationnelle. La "Stratégie mondiale de la conservation", lancée en 1980 par l'UICN, le PNUE et le WWF, est un document fondamental qui peut à cet égard, servir de guide .
1.3.2. Couplage de l'environnement et du développement durable
La deuxième moitié du XXè siècle a été marquée par l'émergence des préoccupations environnementales. Celles-ci n'avaient retenu l'attention jusqu'alors que de manière épisodique. En deux décennies, dans les pays industrialisés surtout, l'environnement a pris une place importante à la fois dans la vie de tous les jours et comme objet de nature politique.
Parmi les causes des impacts environnementaux, il y a le fonctionnement de la société de consommation. Celui-ci implique l'exploitation et la transformation de ressources de basse entropie en biens, en services de toute sorte et en sources d'énergie nécessaires à la satisfaction des besoins humains.
L'analyse des problèmes environnementaux, leur compréhension et la recherche de solutions impliquent que l'environnement et le développement soient traités dans une perspective systémique, comme deux ensembles interdépendants.
En d'autres termes, l'amélioration à long terme de la qualité de l'environnement planétaire passe obligatoirement par le développement du tiers-monde et par une réorientation, dans les pays riches, de la manière de consommer.
L'interdépendance entre l'environnement et le développement conduit à reconnaître la nécessité d'associer ces deux domaines dans toutes les réflexions portant sur la recherche de solutions à apporter aux problèmes des sociétés humaines.
Les domaines qui nous apparaissent prioritaires dans les champs de l'environnement et du développement, concernent :
- les stratégies de développement intégré
- la sensibilisation et la mobilisation du public
- la participation des individus et des collectivités aux actions de développement ; cette participation est une des conditions de la mise en oeuvre de stratégies intégrées
- l'éducation et la formation en environnement et en développement sans des actions de cette nature, la participation se trouvera toujours limitée et le développement freiné
- les moyens de communication de masse, base et instrument -avec l'éducation et la formation- de la participation
- la coopération internationale dans un esprit de solidarité et de partenariat compte tenu qu'il est impossible à l'Afrique et à ses peuples de faire seuls le long et difficile périple qui les conduira au développement
- la recherche scientifique qui, bien ciblée, est en mesure de fournir les bases sûres pour un développement viable, durable et humain.
I.4. LE PARC NATIONAL DES VIRUNGA
I.4.1 : LOCALISATION ET LIMITES DU PARC
Le parc national des Virunga est situé en bordure des frontières de la République Démocratique du Congo-Ouganda et le Rwanda. Il loge dans la branche occidentale (dite aussi Albertine) de la grande faille d’Afrique (appelée aussi rift ).

Dirigé du sud au nord, le parc national des Virunga a une forme très allongée, depuis les rives septentrionales du lac Kivu, par 1º35’ de latitude Sud jusqu’à la rivière Puemba par 0º55’de latitude Nord, soit sur une longueur de près de 300km et une largeur moyenne dépassant rarement 50 km, soit 29º01’ à 30º01’ de longitude.

Il couvre une superficie totale d’environ 800.000 hectares. Le parc national des Virunga est subdivisé en quatre secteurs dont le secteur Sud, Centre, Est et Nord.

Le secteur Sud est constitué par des volcans actifs et endormis tel : le Nyamuragira (3056m), le Nyiragongo (3470m), à l’ouest ;les volcans endormis de Visoke (3711m), Mikeno (4437m), Karisimbi (4506m) et Sabinyo (3534m) à l’est.

Il se prolonge à l’est par le parc national des Volcans au Rwanda et par le Mgahinga national parc en Ouganda jadis appelé Gorilla Game Reserve.

Ce secteur est quadrillé à l’Ouest sur le Mont Kasali par le PP kanyangiri et à l’Est par le PP Tchanzu à Jomba. Certains postes de patrouilles ne sont pas actuellement fonctionnels comme :kanyangiri, Mulalamule ,Mushari, Burungu, Kingi et Rugo, Rubare, Kalengera, Tongo, Mugunga, Kikeri, Gatovu, Kakomero, Bukima, Bikenge, Jomba sont encore opérationnels.

Le secteur centre est constitué par la pleine alluviale des rivières Rwindi-Rutshuru,cette plaine d’une altitude moyenne de 989m est bordée à l’ouest par la chaîne des Mitumba (altitude moyenne 2000m)et limitée à lest par la rivière Ishasha.

Les secteurs Centre et Nord sont séparés par le lac Edouard, immense pièce d’eau d’une superficie d’environ 225.000 hectares située à 916m d’altitude. Le secteur Centre a des jonctions avec le Queen Elizabeth National parc de l’Ouganda.
Le secteur Nord est essentiellement caractérisé par la plaine alluviale de la Semliki, rivière qui déverse dans le lac Albert les eaux du lac Edouard et prend naissance à Ishango.

Les savanes ouvertes du sud sont progressivement remplacées par la grande sylve ombrophile équatoriale du graben et la face congolaise du Rwenzori, horst ancien et violemment surélevé dont le pic le plus élevé (le pic Marguerite 5119m) domine la plaine.

Le parc national des Virunga constitue une unité la plus variée parmi les parcs nationaux africains. Il est le premier parc africain à être crée le 21 avril 1925.

Le parc national des Virunga présente une géologie comme celle de la grande fosse tectonique de l’Afrique centrale, branche ouest du système du Rift Est Africain. Il s’agit donc d’une dépression allongée de plus de 1400km en arc de cercle, où se logent les lacs Tanganyika, Kivu, Edouard et Albert.

Cette dépression s’est formée au tertiaire par un double phénomène d’effondrement (au niveau des plaines actuelles) et de surélévation (au niveau des Monts Mitumba, bordure ouest du fossé tectonique). Le climat est humide et frais à la fin du tertiaire et au début du quaternaires (pléistocène inférieur).

Les plaines des secteurs Centre et Nord sont couvertes par une immense nappe d’eau, le lac kaisien, groupant les lacs Albert, Edouard et George. La végétation dominante est du type forêt dense humide de plaine. La limite inférieure de l’étage subalpin descend à quelque 900m plus bas qu’actuellement (soit 1700m au lieu de 2600m).
Dans les savanes du secteur Centre, les précipitations sont réparties en quatre saisons dont les saisons sèches de juin-juillet et de décembre-janvier.

D’une manière générale, la pluviosité augmente dans le secteur Centre du lac Edouard vers le sud. La température moyenne journalière varie peu au cours de l’année (20 à 23ºC) mais l’amplitude thermique entre le jour et la nuit est élevée (environ 12ºC).

A Rutshuru et surtout à Rumangabo la pluviosité augmente (respectivement 1150 et 1500mm de pluie annuelles) mais l’alternance de saisons pluvieuses et sèches reste marquée.

Le secteur Est commence à l’ouest par le poste de patrouille Nyamitwitwi et à l’Est par le poste de patrouille Kinyonzo.

Actuellement le PP Nyamitwitwi est non fonctionnel. Les PP ci-après font partie de ce secteur et sont fonctionnels : Birwa, Ruti, Kasoso, Kinyonzo, Kyangiro et Nyakakoma.

HISTORIQUE DU PARC NATIONAL DES VIRUNGA

Le Parc National des Virunga a été crée le 21 Avril 1925 par le Roi Albert sous l’appellation Parc National Albert .

C’est à l’issue d’un voyage au Congo en 1909 que le Prince Albert exprima l’idée de constituer des réserves pour la préservation de la faune et de la flore.
Mais plusieurs préoccupations notamment la première guerre mondiale retardèrent la réalisation de son rêve.

Des nombreuses démarches furent effectuées par le baron du Cartier de Marchiennes sous la protection du Roi et le 28 mars 1925,le conseil colonial approuva le projet de la création du Parc National Albert dont le Roi signa le décret le 21 avril de la même année.

A sa création, le Parc National des Virunga s’étendait sur une superficie d’environ 20000 hectares qui comprenait le Volcan Mikeno, la moitié du Volcan Visoke et le tiers du Volcan Karisimbi. Le quart de cette superficie était constitué par des cultures et des pâturages.

A ce moment, le Kivu disposait d’une réserve de chasse,la réserve de la Rwindi,créée le 24 février 1925.Dans la lancée de la création des réserves de chasse,le conseil colonial avait approuvé l’idée d’établir une réserve de plus de 20000 hectares dans le district du Kivu et cette dernière fut créée le 14 août 1925.

Elle englobait la réserve de la Rwindi,une série des concessions,des missions,des cultures indigènes,des villages et bloquait la rive septentrionale du lac Kivu.

La réserve originale fut prolongée vers le Rwanda par l’ordonnance loi du 3 mars 1927 approuvée par le décret du 18 août de la même année et la superficie totale sera de 70000 hectares.

Le Parc National Albert sera agrandi progressivement, englobera la réserve créée le 14 août 1925 et s’étendra sur le territoire de Masisi, Lubero et Beni, pour donner une superficie de 809000 ha en 1934.
Cependant, des rétrocessions de 1939 dans l’extrême nord du parc et au dessus de la baie de Pili-pili ont réduit cette superficie.

Il en est de même en 1960, lors de l’accession du pays à l’indépendance, la République Démocratique du Congo perdu la partie Rwandaise, actuelle Parc National des Volcans et la superficie totale du parc sera alors de 780000 hectares.

Le Parc National des Virunga sera inscrit sur la liste de « Site du Patrimoine Mondial »attribué par l’Unesco en 1979.Actuellement il couvre uns superficie d’environ 800000 ha.

Les limites du Parc ont été fixées par les décrets des 26 novembre 1934 et 12 novembre 1935 ainsi que l’ordonnance du 6 janvier 1939.

Ce parc est le plus ancien parc national de la République Démocratique du Congo et le premier parc à être crée en Afrique, il regorge des espèces rares en voie de disparution dont le Gorille des Montagnes.

Il importe de rappeler que la première conception des réserves intégrales remonte de 1872 par la création aux Etats Unis d’Amérique du « Yellowstone National Park ».

C’est sur ce model que le Roi Léopold II s’était inspiré pour avoir un parc dans sa colonie, idée qui sera alors matérialisée par son fils Le Roi Albert 1er.

AUTRES PARCS NATIONAUX EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

La République Démocratique du Congo compte 6 autres parcs et attend créer 2 autres. Ces parcs se localisent sur l’ensemble du territoire national et regorgent des espèces particulières nécessitant une forte protection. Nous pouvons retenir les parcs que voici :

1º Le Parc National de la SALONGA : Localisé en Equateur. Il a une superficie d’environ 3600000 ha parcourue par de nombreuses rivières. Il sert de refuge aux Chimpanzés nains spécifiques à la RDC et autres mammifères. Il a été crée en 1970.

2º Le Parc National de la GARAMBA : localisé en province orientale. Il a couvre une superficie d’environ 500000 ha. Ce parc de savanes herbeuses a été crée en 1938.Il abrite les derniers Rhinocéros blancs du nord, les girafes et un nombre important d’éléphants.

3º Le Parc National de L’UPEMBA : Crée en 1939, il renferme les vallées, les plateaux et les zones humides pour son paysage. Il constitue l’habitat naturel des Zèbres, antilopes et d’innombrables oiseaux.
Il se situe dans la province du Katanga. Sa superficie est estimée à 1000000 ha.

4º Le Parc National de KAHUZI BIEGA:Situé au Sud Kivu, il a été crée en 1975 et couvre une superficie d’environ 600000 ha. Il est un des rares endroits au monde à abriter dans sa partie de forêt de montagne, la sous-espèce du gorille de plaine.

5º Le Parc National de KUNDELUNGU : Servant d’abri aux guépards, il couvre une superficie d’environ 760000 ha et a été crée en 1970.Il présente une spécificité des chutes de la Lofoi qui sont les plus hautes d’Afrique. On le retrouve aussi dans le Katanga.

6º.Le Parc National de la MAIKO : Couvrant une superficie d’environ 1000000 ha, il est constitué d’une forêt ombrophile refuge des rares espèces dont l’Okapi et le Paon Congolais. Il se situe dans la Province orientale et sur une partie du Nord Kivu.

Deux autres parcs sont en voie de création notamment le Parc Marin des Mangroves avec 76800 ha et la Réserve de Faune à Okapi avec environ 1372625ha. Ces parcs assureront respectivement la protection d’une végétation particulière des mangroves, habitat naturel des Lamantins et une partie de la forêt de l’Ituri et les Okapis. C’est en province orientale et au Katanga.

A coté de ces parcs, le pays compte d’autres aires protégées dont des domaines de chasses et des réserves

I.4.2 ORGANISATION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE DU PARC
La gestion du Parc National des Virunga se fait sur base d’un décret royal portant organisation du Parc National Albert signé le 9 juillet 1929 . Ce décret a vu une mise en place d’un statut autonome donnant au parc une personnalité juridique et géré par un comité de direction.

L’institution gérante s’appelle ICCN « Institut Congolais pour la Conservation de la Nature ».Cette institution comprend un président du comité de gestion, un administrateur directeur général et un staff technique et scientifique à Kinshasa.
En province, le parc a débuté son fonctionnement sur terrain en 1934 avec la mise en place de l’Institut des Parcs Nationaux du Congo Belge(IPNCB) actuel ICCN dont la direction était à Rumangabo au départ,mais actuellement à Goma chef lieu de la province. Cette institution a été créée par l’arrêté royal du 26 Novembre 1934.

A ces jours, L’ICCN présente un organigramme fonctionnel ci-après dans la gestion et l’organisation administrative du Parc national des Virunga

Schéma 1 : Organigramme type des secteurs

Définition des tâches

a. Les chefs des secteurs
Ils sont responsables de la gestion de leurs secteurs respectifs et rendent compte directement au Directeur - Chef de site. Ils sont à la tête de différents services notamment le monitoring, le service de Lutte Anti-braconnage, la conservation Communautaire, le service de tourisme, le service du personnel, des finances, des infrastructures et de la logistique.

Les chefs de secteurs collaborent avec les chefs de différentes fonctions directement rattachées à la direction provinciale en vue de mettre en œuvre les différentes mesures (normes et procédures) édictées par la direction provinciale, ils collaborent également à des missions d’évaluation et de contrôle diligentées par la direction provinciale. Ils collaborent aussi avec les partenaires dans la mise en œuvre de leurs programmes respectifs sur le terrain.

b. Les chefs de secteur adjoints
Ils assument l’intérim en cas d’absence du chef de secteur. Au quotidien, ils assurent le rôle de coordination, d’exécution et de suivi du plan opérationnel du secteur, d’application de la discipline au sein du corps des gardes. Selon le cas, ils peuvent être chargés des missions de lutte anti-braconnage.

c. Le chargé de communication
Il assure la coordination de la communication interne et externe du PNVi notamment : la liaison avec les medias nationaux et internationaux, l’organisation des points de presse de la DP, la création d’une image de marque du PNVi dans l’opinion publique, les communications sur Internet, la communication avec les partenaires, la coordination des messages diffusés sur les medias locaux qui impliquent l’ICCN, etc.

Il supervise l’équipe chargé de la maintenance et de la mise à jour du site Internet du PNVi www.gorilla.cd notamment la publication des blogs, des vidéos etc. Il collabore avec les chefs des secteurs pour la transmission des informations à publier sur le site Internet.

d. Le chargé de planification et monitoring
Il a pour rôle de garder la vision stratégique du parc notamment par l’élaboration, le suivi et l’évaluation des plans stratégiques, des plans opérationnels, du Plan Général de Gestion et la mise à jour des fichiers de monitoring et du SYGIAP.

Il effectue aussi, pour le compte de la Direction provinciale le suivi de l’exécution du programme dans les secteurs. Il collabore étroitement avec les partenaires et fait le suivi et l’évaluation de leur planification.

Il conçoit et diffuse des procédures de collectes des données et le cas échéant, assure la formation du personnel commis à cette fonction. Il coordonne les travaux de recherche tant pour le site et ses partenaires que pour d’autres chercheurs venant de l’extérieur.

e. Le chargé des finances
Il assure la coordination des finances de la Direction Provinciale et de tous les secteurs. Il conçoit et met en application des normes et procédures financières et assure le contrôle de gestion auprès des différents comptables des secteurs.

Il assure la formation du personnel commis aux finances en vue de renforcer les capacités et de rendre homogènes les pratiques de gestion financière au sein du parc.

Il consolide les états financiers et élabore les rapports et vérifie les pièces justificatives financières présentées aux partenaires et bailleurs des fonds. Il est en charge d’organiser le contrôle externe de la gestion financière du PNVi.

f. Le chargé des ressources humaines
• Fonction fondamentale
Il est le responsable de tout le personnel du PNVi et s’occupe notamment du suivi du travail de tous les chefs du personnel des secteurs. Il supervise la paie du salaire et des autres primes, élabore les tableaux de bord de gestion du personnel en ce qui concerne tous les mouvements : congés, permissions, sanctions, les accidents, les décès etc.

Il met régulièrement à jour le fichier du personnel pour ce qui concerne l’état de lieu : ancienneté, les grades, les fonctions, les affectations, etc. Il gère le personnel conformément aux lois du pays et au Code du travail.

• Fonction de planification
Il conçoit et met en œuvre un plan de gestion et de développement des ressources humaines du parc.

Il élabore des critères objectifs et des stratégies devant accompagner la mise en œuvre des recommandations de la revue institutionnelle pour ce qui concerne la mise à la retraite, la compression du personnel, etc. il conçoit les normes et les procédures d’assainissement de la GRH au sein du PNVi et les diffuse dans les différents secteurs.

• Fonction de développement des ressources humaines
Il établit les besoins en formation et un plan de formation continue du personnel à différents niveaux de responsabilité. Il définit les critères de recrutement d’accès au centre de formation ainsi que les évolutions du personnel après la formation.

• Fonction de recrutement
Il élabore les termes de référence et les critères objectifs de recrutement du personnel. Il élabore les critères et fait une évaluation périodique du personnel en vue de la promotion et de l’avancement en grade. Il élabore les contrats du personnel et toute la documentation relative au mouvement du personnel.

g. Le chargé de la conservation communautaire
Il supervise les activités de conservation communautaire dans tout le parc, notamment le travail des différents conservateurs communautaires des secteurs.

Il conçoit les normes et les procédures de conservation communautaire. Il collabore avec les partenaires qui ont des activités de conservation communautaire et de développement aux alentours du parc.
Il élabore le plan de conservation communautaire reprenant les priorités du PNVi ainsi que celles des partenaires en fonction des besoins qu’il aura préalablement analysé. Il évalue et fait le contrôle de gestion de toutes les activités de conservation communautaire autour du PNVi.

Il met en priorité la problématique énergétique et le glissement des populations et coordonne les activités y relatives. Il coordonne également les activités de tourisme dans le secteur.

h. Le chargé de la sécurité
Il se charge des opérations de Lutte Anti-Braconnage dans le parc. Il définit las besoins en formation des gardes, supervise la formation et le recyclage au centre de formation et de perfectionnement, il assure la formation en renseignement.
Il coordonne la rédaction du Manuel des Procédures des Opérations (Standard Opération Procédures - SOP) pour le parc.

i. Le chargé des infrastructures
Il coordonne de tous les travaux de réhabilitation et de la construction des infrastructures du parc. Il élabore un plan de développement des infrastructures : bâtiments, logements, pistes touristiques, ponts, pancartes etc.

Il veille au respect des procédures des bailleurs des fonds dans la sous-traitance : élaboration des cahiers de charge, attribution des marchés, suivi des attributaires, réception provisoire et définitive des ouvrages. Il veille sur le suivi du paiement des attributaires.

Il coordonne les activités relatives aux infrastructures entreprises par les partenaires de l’ICCN au PNVi.

j. Le chargé de la logistique
Il coordonne les activités logistiques du parc notamment les commandes des équipements, des uniformes, des pièces de rechange etc.

Il coordonne les activités des garages, la gestion des magasins des rations de patrouille et autres équipements etc. Il élabore les normes et les procédures de gestion des stocks, des inventaires, de délassement du matériel hors usage etc.

Il fait le suivi périodique des inventaires et veille au bon fonctionnement du matériel et équipement dans toutes les stations.
Il collabore étroitement avec le chargé des infrastructures et les partenaires pour enregistrer tout équipement acquis par l’ICCN.

k. Le chargé du service médical
Le chargé du service médical pourra coordonner les activités médicales de toutes les infirmeries des secteurs. Il veille à leur approvisionnement en médicaments.

Il collabore avec le médecin chefs des zones de santé dans la surveillance épidémiologique dans tout le parc.

8. Le rôle des partenaires œuvrant au PNVi
La Direction du site travaille étroitement avec tous les partenaires œuvrant au PNVi. A cet effet, un comité de coordination du site « COCOSI » est convoqué à Rumangabo chaque mois pour faire l’évaluation des activités et planifier celles du prochain mois.

La coordination se veut souple et efficace de façon que chaque partenaire ait la facilité nécessaire à la réalisation de son travail au PNVi.

Les partenaires contribuent au budget du site en prenant part au budget de fonctionnement mais aussi en se prenant option sur le budget d’investissement dans les différents secteurs conformément au plan de développement des infrastructures.

Un comité de gestion composé des partenaires sera mis sur pied avec ouverture d’un compte bancaire audité chaque année en vue d’assurer une gestion transparente des fonds mis à la disposition du site.

CHAPITRE 2 : LE CONCEPT EDUCATION MESOLOGIQUE ET SON INFLUENCE SUR LA PERCEPTION DE LA CONSERVATION DES AIRES PROTEGEES

II.1. EDUCATION MESOLOGIQUE

II. 1.1 De la compréhension du concept éducation mésologique

En Anglais c’est ENVIRONNEMENTAL EDUCATION ; en français, on parle de l’éducation environnementale mais, l’UNESCO adopte plutôt le terme français « EDUCATION RELATIVE A L’ENVIRONNEMENT » en sigle E.E. ou E.R.E. Seulement cette terminologie française relance la polémique conceptuelle des conservateurs partisans de l’environnement et des développeurs qui privilégient le terme Développement.

C’est pourquoi le professeur Midrel MALDAGUE de l’université de Laval au Canada lui préfère le terme d’EDUCATION MESOLOGIQUE car le concept mésologie et l’adjectif mésologique englobent à la fois et au même titre les questions relatives à l’environnement et celles concernant le développement.

Le préfixe MESO= milieu Logos = discours

En biologie, la mésologie est une science qui étudie les interactions entre les organismes et le milieu dans lequel ils vivent.

Comme en soit l’éducation pourra développer à la fois les connaissances et les valeurs, l’éducation mésologique fait une priorité aux VALEURS.
Le rôle de l’éducation, à tous les niveaux, à tous les âges, dans tous les domaines et dans tous les milieux s’avère fondamental.

Jusque là, de par sa nature même, l’être humain est EDUCABLE. Il est à noter que le mot de MESOLOGIE a été crée par le démographe BERTILLON qui voulait connaitre l’influence sur l’homme des agents physiques comme le froid, le chaud, l’humidité et la sécheresse, la pression berromitique,…

Il a fait entré en ligne de compte l’influence des actions morales et sociales, de la tradition, de l’éducation, des lois et des mœurs… En sommes, toutes à leur origine elles sont soumises à l’effet du milieu extérieur.

Ainsi, L’éducation Mésologique porte à la fois sur l’environnement et sur le développement durable.

L’éducation à l’environnement est défini comme étant une forme d’éducation, d’intérêt local national ou international, ayant pour objectif d’aider les individus et les groupes sociaux à se comporter de sorte qu’ils ne portent, en aucun cas atteinte à l’ensemble de ce qui constitue, directement ou indirectement, leur cadre de vie, notamment, la nature, afin de conserver, voire d’améliorer leur qualité de vie et celle des générations futures .

Cette forme d’éducation est née dans la décennie 1960-1970 après le constant amer des agressions de l’homme sur la nature pas ses différentes activités humaines.

II.1.2. Importance de l’éducation mésologique

Une bonne éducation est un long processus complet qui vise le changement de comportement et dont les aptitudes doivent se manifester à travers les pratiques de la vie de tous les jours, c’est cela qui à amener à parler du CAP (Connaissances, Aptitude, Pratique)
Ex : la colonisation à imposer la lutte contre l’érosion.

La population a le droit de savoir pourquoi on crée des parcs nationaux alors qu’elle a besoin d’espace cultivable. Les pécheurs ont droit de savoir comment faire pour que la pèche soit rentable et durable pour eux.

Les citoyens riverains du parc doivent savoir pourquoi on leur interdit de chasser dans le parc alors qu’ils ont besoin de protéines animales.

Le SAVOIR prépare le VOULOIR. En parlant du vouloir fait allusion au fait que toute la problématique repose sur l’appropriation de l’individu ou du groupe des notions apprises comme une nécessité vitale.

La population cible doit être convaincue de son intérêt dans le changement qu’on lui propose. Nous savons tous l’équation de base : ECO-SYSTEME= BIOTOPE+BIOCENOSE.
BIOSENOSE= Ensemble des communautés spécifiques.
BIOTOPE= La subsistance organique dans les différentes communautés. Il est constitué de facteur abiotique dans la nature physique (température, vent, eau, élément minéraux).
Lorsque dans cette équation chimique, on insiste sur la Biocénose sur l’homme, on est alors dans le concept classique de l’environnement.

L’Education Mésologique aura pour rôle de faire comprendre la nécessite pour chaque groupe cible : Elèves, enseignants, analphabètes, cadres, sourd-muet dans leur langage propres, comment fonctionne ces systèmes Biocénose, Biotope, la chaîne trophique.

En suite elle permettra de dégager la responsabilité de chacun pour un équilibre écologique : chacun doit savoir que chaque être, dont lui-même a besoin de se nourrir (consommation de ressources pour avoir l’énergie) et dégager des déchets (pollution) qu’il faut savoir gérer pour voir, sa famille, ses parents, ses enfants, et ses arrières petits enfants.

L’Education Mésologique nous renseigne sur les règles de la consommation utile et les règles de la gestion rationnelle de notre environnement, car consommer et produire des déchets est une activité normale et vitale.

Enfin, l’Education Mésologique insiste sur l’éthique sociale. La meilleure façon de bien vivre, c’est de tenir compte des besoins d’autrui, quand on veut satisfaire ses propres besoins. Il convient aussi de voir à quel rythme on peut consommer en pensant aux populations futures.

II.2. Le contenu de l’éducation mésologique

En 1974, à Belgrade, les spécialistes de l’éducation de 65 pays se sont réunis dans le cadre de Programme International de l’éducation relative à l’environnement P.I.E.E en sigle.
Ils ont élaboré une charte mondiale de l’éducation environnementale et ont démontré la nécessité de la formation, de la population mondiale avec une conscience préoccupée par l’environnement.

Ainsi toute population doit avoir les connaissances, les compétences (sociales), l’état d’esprit, les motivations, le sens de l’engagement, qui lui permet de travailler individuellement et collectivement à résoudre les problèmes actuels et à empêcher la survenue des nouveaux.

En pratique l’E.M va recenser les connaissances, les compétences, l’état d’esprit, les motivations, le sens de l’engagement sur les sujets préoccupant de la contrée comme :la déforestation ,la lutte pour la protection des sols,la protection des réserves halieutiques,la promotion de l’écotourisme,la promotion des alternatives génératrices des revenus qui dessaisissent la population des ressources naturelles,l’application de principe du projet Méthodes Appropriées à la Biodiversité,l’identification et l’exécution avec la population des projets et intérêt publique,l’apprentissage de la gestion rationnelle de l’eau,l’apprentissage de technique de Zoonose dans le cadre de l’aménagement du territoire.

II.3. Des éléments d’identité de l’éducation éco environnementale

L’éducation éco environnementale vise la formation d’éco citoyens. C’est à dire, elle vise à sensibiliser et responsabiliser les enfants, jeunes et adultes sur les questions de l’environnement, la gestion et le dépassement de la crise écologique et enfin le passage pacifique et démocratique à une société écologiquement soutenable.
Elle concerne, au minimum, l’acquisition des connaissances et d’aptitudes pour la reconnaissance de l’environnement ainsi que pour la désignation / formulation, l’analyse et résolution des problèmes éco environnementaux, toujours du point de vue des citoyens qui utilise entre autre le savoir des spécialistes.
Elle concerne, au maximum, le changement du mode de vie. Ce qui est en relation, non seulement avec des connaissances et aptitudes, mais aussi avec des sensibilités, le vécu, le code éthique et le cadre institutionnel global.
Elle s’occupe de l’élaboration d’approches alternatives et de l’examen critique des solutions proposées pour les problèmes ou questions éco environnementaux.
Elle s’intéresse spécialement à la clarification et l’évaluation (rejet ou adoption) des valeurs, qui soutiennent, déterminent des attitudes et comportements, des choix et décisions, relatifs à la création ou le dépassement de la crise écologique.
Elle sélectionne des approches écologiques, interdisciplinaires et systémiques, concernant l’environnement naturel et culturel et les traduit à des approches pédagogiques.
Elle favorise des méthodes pédagogiques/didactiques axées sur le débat, l’action et la participation. Les groupes, et sous-groupes, des éduqués sont les protagonistes d’un projet, tandis que les éducateurs sont les assistants animateurs.
Il s’agit d’une forme d’éducation qui met en avant l’exigence du "comprendre pour agir".

II.4.L’Education Relative à l’Environnement

L’ERE vise à reconstruire le réseau des relations personne - groupe social - environnement, le rapport des personnes à l’environnement étant essentiellement médiatisé par le groupe social.

L’environnement correspond ici à l’ensemble des éléments biophysiques du milieu de vie (naturels et anthropiques), en étroite interrelation avec les éléments socioculturels de ce milieu, formant ainsi ce que Louis Goffin (1993) nomme un éco-socio-système.

Selon l’angle sous lequel on l’aborde, l’environnement correspond à l’une ou l’autre des représentations suivantes : nature (à préserver), ressource (à gérer), problème (à résoudre), milieu de vie (à aménager), biosphère (où vivre ensemble), projet communautaire (où s’engager).

Le réseau des relations environnementales est tissé de très nombreuses composantes diverses et imbriquées, de sorte que l’ERE fait appel à des éléments d’éducation politique, économique, scientifique, éthique, esthétique, etc.

L’ERE adopte pour prémisse que le développement des sociétés est très étroitement lié au rapport qu’elles entretiennent avec l’environnement.

L’éducation relative à l’environnement a donc son objet propre, qui fait appel à l’intégration des savoirs ; elle a des visées spécifiques pour lesquelles ont été développés de nombreux modèles d’intervention appropriés.

Mais en raison précisément du caractère multidimensionnel de son objet ,il s’agit de réalités socio environnementales, l’ERE est étroitement associée à d’autres dimensions de l’éducation contemporaine : en particulier, l’éducation à la santé, à la population, l’éducation aux droits humains et l’éducation au développement.
Une telle intégration de ces préoccupations éducatives est essentielle dans la perspective d’une éducation globale. L’une des préoccupations éducatives à laquelle l’ERE a été plus étroitement associée au cours des dix dernières années est celle du développement durable.

On parle d’éducation relative à l’environnement dans une perspective de développement durable, ou d’éducation à l’environnement et au développement durable ou encore d’éducation pour le développement durable, selon le lien qu’on établit entre ERE et développement durable.

Lors du Sommet de Rio, l’Unesco (1992) une refonte de l’éducation pour le développement durable, affirmant que le développement durable est la "finalité de l’humanité".

Le concept de développement durable tente de répondre à la nécessité d’envisager conjointement les réalités environnementales et sociales et en particulier, de prendre en compte les facteurs économiques.

Ce concept, d’abord développé par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) et mis de l’avant par le Rapport Brundtland (1997), se réfère avant tout à l’utilisation rationnelle des ressources de façon à en assurer la durabilité.

Le concept de développement durable s’est avéré porteur au sein du monde politique et de l’entreprise où il répond au besoin d’assurer la pérennité des ressources, une image sociale positive et la durabilité des profits.

En ce sens, il convient de le promouvoir auprès de ceux qui sont sensibles à son message : il permet au moins d’avancer, en attendant un changement éthique plus fondamental.

Mais on sait que le concept a fait l’objet de nombreuses critiques, tant de la part des organismes de développement que des économistes et des éducateurs .

Ils soutiennent que :
-Le concept est flou puisqu’il s’agit de rallier le plus d’adeptes possible à ce nouveau credo des temps modernes. Le développement durable propose la durabilité du développement lui-même. Mais de quel développement s’agit-il ?

-Le concept de développement durable propose une vision économiste de la relation à l’environnement et du développement. C’est essentiellement d’un environnement ressource qu’il s’agit, dans une perspective de gestion. Les autres aspects de la relation à l’environnement sont occultés ou subordonnés à cette visée.

-Les limites du concept de développement durable ont été perçues. De sorte que ses promoteurs ont adopté une astucieuse stratégie d’inflation sémantique : le concept de développement durable s’est transformé en éponge pour absorber l’ensemble des meilleures intentions du monde : responsabilité, partage, solidarité, équité, paix, etc. Et pour rassembler ces dernières, la durabilité s’est érigée en valeur suprême pour laquelle toutes les autres valeurs deviennent instrumentales.

-Par ailleurs, les concepts de développement durable et d’avenir viable sont essentiellement culturellement marqués. Par exemple, il ne semble pas que la notion de durabilité ait un sens pour les cultures dites autochtones, auprès desquelles nous devrions prendre inspiration pour envisager de nouveaux modèles de relation à l’environnement et de développement. "L’assurance survie" ne peut devenir un impératif dominant que dans une société qui ne peut s’empêcher de mettre continuellement à l’épreuve les limites de la nature.

Il apparaît alors clairement que contrairement à la notion du développement durable, l’ERE offre une contribution plus essentielle à l’éducation fondamentale que l’éducation au développement durable. Elle concerne en effet le développement optimal (et multidimensionnel) des gens au regard de leur relation au milieu de vie.

L’ERE se préoccupe de la question du développement durable, mais ne s’y enferme pas. Sans doute, certaines pratiques trop radicales d’une ERE mal comprise et qui ont été centrées sur un environnement -nature (pour sa valeur esthétique, économique, scientifique ou autre) sans tenir compte des populations humaines qui y sont associées, ont-elles justifié le désir de recadrer le concept d’ERE dans une perspective plus appropriée, plus ample.
« L’éducation mésologique demeure fort judicieuse : il s’agit d’une éducation au milieu de vie, prenant en compte l’ensemble des composantes socio environnementales, pour un développement social qui échappe à l’aliénation »

Chapitre 3. PRESENTATION DES RESULTATS DE L’ENQUETE

3.1 : Objectif de l’enquête

Notre enquête dans les périphéries du secteur Sud du Parc National des Virunga poursuit les objectifs suivants :

3.1. 1.Objectif général

Dégager la pertinence de l’éducation mésologique dans la protection et conservation du Parc National des Virunga en identifiant le genre d’informations mésologique mise à la portée de la population

3.1.2. Objectifs spécifiques

1. Ressortir les canaux par lesquelles l’éducation des riverains du parc national des Virunga se réalise.

2. Dégager l’appréhension ou la perception de la population par rapport à l’approche mise en place

3. Proposer une approche continue et de renforcement de l’éducation au profit de la conservation du parc national des Virunga dans une interaction permanente

3.2. Méthodologie

L’administration d’un questionnaire auprès des populations vivant dans les villes, villages et milieux périphériques du parc national des Virunga et le traitement des réponses récoltées à l’issue de cette distribution sont les outils que nous avions utilisés dans l’accomplissement de cette enquête.

Ce questionnaire a chaque fois été remis à l’enquêté et moyennant quelques explications,on lui laissait la liberté et le choix des réponses.

3.2.1. Type d’étude

Notre étude est non interventionniste mais descriptive : Elle se limite à décrire la situation dont il est question dans la présente recherche en donnant les caractéristiques du milieu et proposant une piste de sortie sans modifier la structure existante.

Elle se déroule en un moment bien précis de la conservation du PNVI. Elle permet de comprendre les pistes utilisées dans l’administration de l’éducation Mésologique pour un accroissement de confiance entre les gestionnaires du PNVI et les riverains afin d’obtenir une intégration dans le circuit de conservation des richesses de ce site du patrimoine mondial par les populations.

3.2.2. Population d’étude

Notre étude touche toutes les couches actives de la population riveraine du parc national des Virunga secteur sud sans exclusion de sexe, d’ethnie, de niveau d’étude et de rang social. La population de notre zone d’enquête est estimée à 1123276 âmes.

3.3. Echantillon d’étude

a. Taille de l’échantillon
La détermination de notre échantillon a été rendue possible en utilisant la formule de FISCHER et al. suivante:
n=z2X p.(1-p) => n=z2 x p.q
d2 d2

n=z2Xp.(1-p) =z2 x p.q
d2 d2
Avec : n= taille de l’échantillon, p=prévalence, N= population cible ;
Z= 1,96 (coefficient correspondant au degré de confiance de 95%.)

Dans notre rayon d’enquête, nous considérons la population cible inférieure ou égale à 10000 personnes suite aux déplacements intervenues par les affres de guerres qu’a connu l’espace d’enquête.
Ainsi nous avons : d=5%, prévalence =50%, Population= 10000 personnes
Ceci nous donne : n=z2Xp. (1-p) =z2 x p.q
d2 d2
n= (1,96)2 x 0,5x0,5 = 3,8416 x 0,25 = 384,16 ~ 384
(0,05)2 0,0025

b. Choix de l’échantillon

Notre échantillon reste probabiliste car il accorde les chances égales à toutes les personnes interrogées de façon aléatoire dans le secteur de notre enquête


3.3.1. Outils et techniques de récolte des données

Les données ont été récoltées à l’aide du questionnaire. Les informateurs clés débattaient avec les enquêtés des différentes attentes au regard de l’objet de notre étude pour une appropriation des résultats qui en sortiront.

Nous y sommes parvenus par :

-L’élaboration du questionnaire
-L’administration du questionnaire sur terrain
-La récolte des réponses et le traitement de celles-ci par la saisie des données du terrain.

3.3.2. Recrutement, selection des enquêteurs et pré -test

En utilisant les agents chargés de la conservation communautaire au sein de l’ICCN dans les quatre secteurs de l’étude, ainsi que le personnel chargé du social dans les organisations partenaires de l’ICCN, un pré -test a eu lieu au sein des associations des amis de la nature dans la ville de Goma au niveau de l’Institut supérieur de tourisme ;ce qui nous a permis de réajuster le questionnaire et de le confirmer.

3.3.3. Déroulement de l’enquête et caractère éthique

C’est par l’administration directe du questionnaire auprès des populations localisées dans les milieux périphériques du PNVI ciblés que cette enquête s’est réalisée.

L’enquêté a lui-même rempli le questionnaire. Sur le plan éthique, une interview de consentement libre est d’abord réalisée avec chaque répondant.

Ce questionnaire consistait à:

- Présenter l’objet du questionnaire
- Introduire la personne administrant le questionnaire
- Obtenir le consentement de l’enquêté à répondre au questionnaire
- Indiquer le lieu du dépôt des réponses si l’enquêté ne peut y répondre immédiatement.
- L’utilisation des éléments recueillis

3.3.4. Saisie et traitement des données

La saisie et le traitement des données ont été fait par le logiciel Word et Excel.

Les données sont présentées dans des tableaux de fréquences en forme de résultats, le calcul de pourcentage a rendu possible l’interprétation de ces résultats.

3.3.5. Contraintes/difficultés rencontrées

La réalisation de ce travail s’est butée à certaines contraintes majeures qui méritent d’être soulignées:

1. L’analphabétisme de la population ciblée, ce qui nous a pris assez de temps d’expliquer le contenu du questionnaire afin d’obtenir des réponses adéquates ;

2. L’indifférence de certains leaders communautaires face à l’enquête exigeant une prime avant de répondre ;

3. L’inaccessibilité de certains coins du secteur sud du PNVI suite à l’insécurité .Toutes ces raisons nous amènent à avertir que certaines réponses doivent être prises avec réserve.

3.4. Présentation des résultats

Les résultats de cette étude sont présentés sous forme des tableaux et pourcentages précédés par la question posée aux répondants.

3.5. Analyses des résultats de l’enquête

Les résultats dans les lignes qui suivent sont la résultante de notre enquête dans les périphéries du secteur sud du PNVI ainsi qu’à la base de ce secteur du parc.

Nos enquêteurs ont sillonnés les contrées ci-après pour obtenir ces résultats : Kibumba, Rumangabo, Rutshuru, Kiwanja, Jomba, Sake et Goma

3.5.1. Caractéristique démographique du répondant

Question No 1. Age
Tableau No 1. Répartition selon les tranches d’ages
Tranche d’age Effectif %
Moins de 18 ans 43 11,19
Entre 18-25 ans 174 45,31
Entre 26-35 ans 104 27,08
Entre 36-50 ans 48 12,5
Plus de 50 ans 15 3,90
Total 384 100
Source : Notre enquête

La majorité de nos enquêtés sont jeunes soit 83,59% de répondants de moins de 35 ans vivant dans les périphéries du Parc National des Virunga car, cette tranche d’age reste très active dans la région et constitue une couche sur laquelle les différentes organisations tant dans le domaine de la conservation que de la destruction se fondent pour réaliser une action pour ou contre la conservation de la nature.

Ceci s’explique aussi par la disponibilité de cette couche à répondre au questionnaire et sa curiosité de comprendre davantage ce qui s’est passé dans ses alentours.

En outre, 16,40% de la population en age avancé s’est exprimé au regard de sa présence dans la zone de notre enquête et notre souci d’obtenir les opinions de tous les ages vivant autour du secteur sud du PNVI.

Question No 2. Sexe
Tableau No 2 : Répartition des répondants selon le sexe
Sexe Effectif %
Masculin 299 77,86
Féminin 85 22,13
Total 384 100
Source : Notre enquête

Il se dégage de notre enquête que plus d’hommes ont répondus soit 77,86% de répondants.

Il y a lieu de retenir que cette couche reste aussi très actives sous plusieurs manières dans les actions autour du parc et se veut toujours obtenir une information par rapport aux mouvements entourant leur milieux. Néanmoins 22,13% de répondants étaient de sexe féminin.

Question No 3. Etat civil
Tableau No 3: Répartition des enquêtés selon l’état civil
Etat Civil Effectif %
Marié 143 37,23
Célibataire 241 62,76
Total 384 100
Source : Notre enquête.

Nous observons que la majorité des répondants soit 62,76% étaient des célibataires.

Question No 4. Niveau d’étude
Tableau No 4: Répartition des répondants selon le niveau d’instruction
Niveau d’études Effectif %
sans 3 0,78
Primaire 12 3,12
Secondaire 256 66,66
Universitaire 113 29,42
Total 384 100
Source : Notre enquête

La plupart de nos enquêtés soit 99,21% ont été sur le banc de l’école. Seulement 0.78% sont des analphabètes. Ici, il nous a fallu une interprétation du questionnaire et sa traduction pour une meilleure compréhension de notre recherche.

Question No 5. Quel type de travail faites vous
Tableau No 5 : Répartition des répondants selon leurs occupations
Profession Effectif %
Elève 128 33,33
Infirmier 6 1,56
Etudiant 42 10,93
Enseignant 33 8,59
Agent de l’Etat 27 7,03
Informaticien 3 0,78
Ménagère 3 0,78
Serveur de Bar 3 0,78
Chômeur 61 15,88
Chauffeur 6 1,56
Journaliste 6 1,56
Secteur Informel 6 1,56
Secrétariat 3 0,78
Commerçant 9 2,34
Garde Parc 18 4,68
Charpentier 3 0,78
Constructeur 6 1,56
Cultivateur 12 3,12
Aide Maçon 3 0,78
Pépiniériste 6 1,56
Total 384 100
Source : Notre enquête

On remarque un grand nombre d’élèves et étudiants dans le rayon de notre enquête soit 44,27%. La majeure partie active dans la vie autour du PNVI est cependant chômeur soit 15,88%. Le reste des habitants se retrouve dans le secteur informel 14,83% (Informaticien, constructeur, Aide-maçon, Pépiniériste, commerçant, charpentier, Secrétariat, Journalisme, chauffeur, serveur de bar, ménagère).

Une autre catégorie des riverains du secteur sud du PNVI se retrouve dans les services de l’état soit 21,87% servant comme garde parc, enseignant ou infirmier dans le milieu. La population cultivatrice reste également présente dans ces périphéries soit 3,12% des personnes interrogées par notre recherche qui garde comme on le voit un caractère inclusif.

On devra retenir que la présente recherche couvre les périphéries du secteur sud du PNVI et les analyses ci -hauts proviennent de tous les milieux indiqués dans la délimitation de notre sujet.

3.5.2 : Résultat se rapportant à l’analyse des canaux par lesquels l’éducation des riverains du parc national des Virunga se réalise tant par l’institution gérante ainsi que par ses partenaires

Question No 6. Avez-vous déjà entendu parler du parc national des Virunga ?
Tableau No 6 : Répartition des répondants selon la tranche d’age, le sexe, l’état civil et le Niveau d’étude ayant donné une opinion
Tranche D'age OUI % NON %
Moins de 18 ans 43 11,19 9 2,34
Entre 18-25 ans 165 42,96
Entre 26-35 ans 100 26,04 3 0,78
Entre 36-50 ans 43 11,19 6 1,58
Plus de 50 ans 15 3,90
Total 366 95,30 18 4,7
Sexe
Masculin 296 77,08 3 0,78
Féminin 82 21,36 3 0,78
Total 378 98,44 6 1,56
Etat Civil
Marié 140 36,45 3 0,78
Célibataire 241 62,77 0
Total 381 99,22 3 0,78
Niveau D'études
Sans 3 0,78
Primaire 12 3,12
Secondaire 256 66,66 3 0,78
Universitaire 113 29,43
Total 381 99,22 3 0.78
Source: Notre enquête

Dans notre rayon de recherche, on remarque que toute catégorie en moyenne 98,03% de la population interrogée a déjà attendu parlé au moins une fois du parc national des Virunga.

Cependant une infime partie de cette population soit 1,97% n’a pas encore été informé sur ce parc.

Q.7. Si oui, dans quelles circonstances
Tableau No 7 : Canaux par lesquels les informations sur le PNVI sont diffusées dans le secteur sud du PNVI
Canal de diffusion Effectif %
Radio 122 33,33
Journaux 70 19,13
Conversation 49 13,38
Ecole 91 24,87
Campagne publique 24 6,56
Autres 10 2,73
Total 366 100
Source : Notre enquête

Dans la région entourant le secteur sud du PNVI, il se remarque que 33,33% des populations se font informés sur le parc par la radio. Les journaux viennent en seconde position dans la transmission des informations en raison de 19,13%.

Par ailleurs, les institutions scolaires et académiques opérationnelles dans les alentours de ce secteur transmettent aussi le message sur le PNVI en faveur les personnes fréquentant ces établissements à la recherché du savoir. 24,87% des personnes ont reçus les nouvelles du PNVI à l’école tel que l’indique le tableau ci haut.

Des informations sur le Virunga se passent aussi à travers les conversations dans le milieux selon que l’indique notre enquête soit 13,38% et cette voie transmet aussi l’actualité sur les faits saillants au sein de ce site du patrimoine mondial et apporte sa part dans le changement des attitudes au sein de la communauté.
Cependant, trop peu des campagnes publiques sont organisées dans le milieu sur l’importance du parc. 6,56% des riverains du PNVI Sud sont informés sur ce parc à travers les campagnes de sensibilisations.

Enfin, 2,73% des habitants des villages et agglomérations autours du secteur sud de cette aire protégée ont d’autres sources d’informations.

Q.8. Importance du parc
Tableau No 8 : Importance du Parc vue par les riverains selon la compréhension ou messages reçus
Importance du Parc Effectif %
Il donne de l’emploi 34 8,85
Il sert de refuge aux animaux 116 30,20
Il nous donne de l’air frais 76 19,79
Il fait entrée des recettes 110 28,64
Autres avantages 48 12,5
Total 384 100
Source : Notre enquête

Différentes personnes interrogées sur le PNVI reconnaissent son rôle comme servant de refuge aux animaux soit 30,20% des riverains du secteur sud de ce site.

Un autre rôle reconnu dans la masse riveraine est celui de production des recettes pour les gestionnaires du site et autres services étatiques. 28,64% des enquêtés ont démontré que ce rôle est perceptible dans les villages.

Le rôle de régulation du climat dans la production de l’air et production des pluies pour la fertilité dans les champs des riverains apparaît dans les opinions des diverses personnes interrogées soit 32,29% des enquêtés.

La mission de cadre de création d’emploi au profit des riverains apparaît faiblement dans ces opinions soit 8,85%.

Q.9 : Avez-vous déjà suivi une émission sur la conservation de la nature ?
Tableau No 9 : Opinions des personnes ayant déjà suivi une émission sur la conservation de la nature
Opinion Effectif %
OUI 366 95,31
NON 18 4,68
Total 384 100
Source : Notre enquête

Il est ressorti dans les milieux riverains du PNVI SUD que la majeure partie des populations enquêtées soit 95,31% a déjà suivi une émission sur la protection du parc.

Cependant, le tableau ci contre indique que 4,68% des populations riveraines n’ont jamais eu l’occasion de suivre une émission sur la conservation.

Q.10 : Si oui la quelle ?
Tableau No 10 : Emissions suivies dans les périphéries du secteur Sud du PNVI
Emission Produites dans les Périphéries du PNVI SUD Effectif suivant ces émissions %
Kivu safari 3 0,82
Kacheche 155 42,35
Cosmos, Notre Monde 71 19,40
La voix du Gorilles 41 11,20
Le gorille dans la Brume 12 3,30
L’homme et la nature 39 10,66
www.gorilla.cd 21 5,73
www.gorillas.org 12 3,27
Autres 12 3,27
Total 366 100
Source : Notre enquête

Les émissions produites par les partenaires de l’ICCN sont assez informative dans le rayon de notre enquête et souvent suivies par la population. Il s’agit des émissions radio de l’ONG WWF/PEVI Kacheche suivies par 42,35% diffusées dans le territoire de Rutshuru sur les radios locales, l’émission Cosmos,Notre Monde de l’ONG The Gorilla Organization diffusée à Goma sur la RTNC soit 19,40% des riverains.

Il faut citer aussi l’homme et la nature et la voix des gorilles. Il faut aussi noter que 9% des enquêtés fréquentent des cyber-café pour s’informer sur le PNVI.

Q.11 : Avez-vous été satisfait de l’émission ?
Tableau 11 : Impressions des populations au regard des émissions diffusées dans les périphéries du PNVI SUD
Raison de la justification du répondant Effectif %
Elle était en langue locale ?
40 10,41
Elle vous a permis de connaître le parc, 229 59,63
Elle a organisé un concours et vous avez obtenu un cadeau, 12 3,12
Elle portait sur un sujet qui vous préoccupe 97 25,26
Autres réponses 6 1.56
Total 384 100
Source: Notre enquête

Plus de la moitié soit 59,63% de personnes vivant dans les abords du parc reconnaissent avoir suivi des émissions radio sur les thèmes reflétant le PNVI dans sa globalité ; 25,26% des populations interrogées ont trouvé des réponses à leur préoccupations

Q.12 : Avez-vous déjà participé à un débat sur l’importance du Parc National des Virunga dans votre milieu ?
Tableau 12 : Opinions exprimées sur le débat autour du PNVI dans le milieu
Ont déjà suivi un débat Effectif %
OUI 262 68,22
NON 122 31,77
Total 384 100
Source : Notre enquête

Il se dégage que la majorité des habitants des périphéries du secteur sud du PNVI soit 68,22% a déjà participé à un débat sur l’importance du parc. Néanmoins, 31,77% d’habitants reconnaissent n’avoir jamais participé à quelconque débat sur cette importante question.

Q.13 : Si oui, par qui était-il organisé ?
Tableau No 13 : Reconnaissance des organisations organisant des débats autour du PNVI dans le milieu par les riverains
Organisations Effectifs %
Iccn 101 38,53
WWF 37 14,12
Tujitegemee 18 6,87
The Gorilla Organization 58 22,14
Initiative du Bassin du Nil 12 4,6
Ajakar 18 6,86
Projet Pygmées 3 1,15
Autres (IDPE,WCS) 15 5,73
Total 262 100
Source : Notre enquête

Les habitants à 38,53% reconnaissent que l’ICCN organise certains débats sur l’importance du PNVI.

Cependant, dans les grandes agglomérations comme Rutshuru, Kiwanja, Goma, Sake, Bunagana et ailleurs, les débats sur le parc y sont organisés par les organisations partenaires.

Nos enquêtes démontrent que 22,14% des débats sont organisés par Gorilla Organization, 14,12% par WWF, 4,6% par l’Initiative du Bassin du Nil, 6,86% par Ajakar, 1,15% par le Projet Pygmées et 5,73% par d’autres organisations tel que :IDPE et WCS autres.

Q.14 : Si non pourquoi?
Tableau No 14 : Raisons avancées par les riverains du PNVI SUD qui n’ont jamais suivi un débat sur le Parc
Motif avancé Effectif des répondants %
Peu d’occasions 55 45,08
Pas d’intérêts 6 4,91
Pas d’invitations 24 19,67
Pas d’informations 24 19,67
Pas de mobilisation 6 4,91
Pas associé 3 2,45
Peu de collaboration ICCN-Population 3 2,45
Total 122 100
Source : Notre enquête

Près de la moitié soit 45,08% des riverains du PNVI ont peu d’occasion de suivre un quelconque débat relatif à ce parc.

D’autres soutiennent n’avoir jamais été ni invité ni informé autours d’un débat relatif à ce sujet dans leur milieu, cette couche représente 39,34% des enquêtés. Seulement 4,9% soutiennent n’avoir jamais été associé et que l’ICCN ne collabore pas avec la population sur ce sujet

Q.15 : Il y- a-t-il souvent des débats ou des campagnes sur le parc organisés dans le milieu ?
Tableau No 15 : Canaux dans les quels les débats ou campagnes sur la conservation s’organisent dans les périphéries du secteur sud du PNVI
Canaux utilisés Effectif des répondants %
A l’Ecole 118 45,04
Au Village 57 21,73
Dans le quartier 45 17,18
A l’église 3 1,15
Ailleurs 39 14,9
Total 262 100
Source : Notre enquête

Les écoles constituent des lieux que les organisations de conservation utilisent pour des rares campagnes sur l’importance de la protection du PNVI révèlent nos enquêtes. 45,04% de la population vivant dans les alentours de ce site protégé soutiennent qu’ils ont participé aux débats qui traitent des sujets sur la protection de la nature dans les établissements scolaires et universitaires opérationnels dans les milieux. 38,91% des riverains disent avoir eu l’occasion de participer à ces genres des débats dans leurs villages et dans les quartiers.

Les églises cependant restent moins utilisées dans ces campagnes pourtant servent des lieux des grands regroupements des villageois, seulement 1,15% admettent avoir suivi un débat ou une campagne sur la conservation à travers les lieux des cultes.

D’autres soit 14,9% soutiennent que les occasions des débats auxquelles ils ont participés ou suivis se recensent dans les medias et au service et à travers les organisations non gouvernementales.

Q.16 : C’était sur quel sujet ?
Tableau 16 : Sujet souvent traité lors des débats dans les agglomérations riveraines du PNVI
Sujets Effectifs des réponses %
Code Forestier/ sheria ya misitu 9 3,43
Protection du parc 45 17,18
Protection des animaux 13 4,95
Briquettes 10 3,81
Protection de la nature 50 19,08
Plantation des arbres 41 15,65
Coupe de la braise 4 1,53
Les grands singes 46 17,56
Science et écologie 4 1,53
Lutte anti-braconnage 16 6,10
Tourisme 4 1,53
Déforestation 4 1,53
Education environnementale 4 1,53
Cours d’histoire 4 1,53
Le partenariat/Micro-credit 4 1,53
Journée de l’environnement 4 1,53
Total 262 100
Source : Notre enquête

Les thèmes liés à la protection de la nature dans sa globalité occupent la majeur partie des débats que les organisations du domaine de l’environnement réalisent dans les milieux environnant le PNVI, 19,08% des habitants de ces milieux affirment avoir bénéficiés des enseignements sur ces sujets globaux dans les occasions qui leurs sont offertes dans ce domaine.

La protection du parc et la conservation des animaux arrivent en seconde zone d’importance selon nos résultats soit 22,13% des cas. Un autre sujet couramment débattu dans les alentours du PNVI reste celui lié aux grands singes signalent les riverains, 17,56% disent avoir reçu des informations relatives à ces primates via les campagnes et débats ; à coté de la plantation d’arbres 15,65%.

D’autres thèmes occupent le reste du souci des organisations de protection de l’environnement et conservation de la nature selon le tableau en analyse soit 22,15%.Ici,les organisations exploitent les sujets liés à la nouvelle technologie comme les briquettes,la lutte anti-braconnage,la déforestation,les micro-crédits,l’écologie et autres.

Q.17 : Ce débat vous a-t-il renseigné sur la conservation?
Tableau 17 : Opinions des bénéficiaires des débats et campagnes sur les sujets lies à la conservation dans les milieux environnant le PNVI
Point des Vues Effectif %
OUI 239 91,22
NON 23 8,78
Total 262 100
Source : Notre enquête

Dans l’ensemble, les bénéficiaires des campagnes sur la conservation qui se produisent dans les environs du PNVI se disent satisfait des messages qu’ils reçoivent soit 91,22% des interrogés expriment un avis positif.

Cependant, 8,78% disent ne pas se satisfaire des messages et méthodes utilisés et ceci nécessite une attention d’acteurs opérant dans ce domaine pour atteindre l’objectif de l’activité.

3.5.3 : Résultat se rapportant aux approches susceptibles de concilier les perceptions des gestionnaires du PNVI et de la population pour un intérêt commun

Q.18 : Que proposez vous à l’ICCN pour que vous compreniez davantage l’importance du parc national des Virunga ?
Tableau 18 : Proposition des pistes afin d’obtenir/ renforcer la connaissance et l’intégration des riverains dans la protection du PNVI
Pistes proposées Effectif %
Organiser des conférences 87 22,65
organiser des visites au sein du parc 82 21,35
Projeter des films dans les quartiers et les écoles 69 17,96
Distribuer des journaux 53 13,80
Organiser des concours 24 6,25
Distribuer de l’argent 5 1,30
Des journées porte ouverte 11 2,86
Autres 53 13,80
Total 384 100
Source : Notre enquête

La majeur partie des riverains du PNVI souhaitent voir l’ICCN développer des occasions des conférences-débats sur les questions de l’importance du parc, 22,65% d’habitants souhaitent cette piste pour obtenir des nouvelles et comprendre l’impact de ce site à coté d’eux.

D’autres, 21,35%, soutiennent que des visites au sein du parc sont une meilleure opportunité de connaitre cette aire protégée.

La projection des films documentaires à travers les quartiers et établissements scolaires/universitaires est aussi un canal que proposent 17,96% des riverains à coté de la distribution des journaux environnementaux qui doivent être produit par le PNVI.

L’organisation des concours, la distribution de l’argent, l’organisation de portes ouvertes et autre expositions constituent autant des canaux que la population estime transmettre le message de la conservation du PNVI et son importance pour eux.

Q.19 : Etes-vous disponible à protéger la nature ?
Tableau No 19 : Opinion des riverains sur leur disponibilité à protéger la nature
Avis des riverains Effectif %
OUI 363 94,53
NON 21 5,46
Total 384 100
Source : Notre enquête

Les habitants autour du PNVI se disent disponible à jouer un rôle protecteur de ce site, 94,53% des riverains du PNVI marquent leur volonté à contribuer à la sauvegarde de la nature de ce site du patrimoine mondial de l’Unesco.

Bien que cette majorité est d’avis que la protection de ce parc est possible avec leur implication, 5,46% des habitants se disent ne pas être prêt à conserver ce site pour diverses raisons.

Q.20 : Si oui comment ?
Tableau No 20 : Vision des riverains sur les canaux indiquant leur rôle dans la conservation du PNVI
Canaux indicateurs Effectifs %
Plantation d’arbres autours du parc 150 41,32
Sensibilisation des riverains 130 35,82
Garde des animaux et respect des limites 42 11,58
Défense des droits des animaux et de l’Homme 10 2,74
Promotion de la conservation participative 22 6,06
Création des réserves communautaires 9 2,48
Total 363 100
Source : Notre enquête

Le reboisement autours du PNVI est une activité qui apparaît comme prioritaire pour la population démontrant leur action dans la conservation de ce site. Ceci est révélé par 41,32% des enquêtés par la présente recherche.

Les activités de sensibilisation des riverains du PNVI sont aussi une préoccupation de nos enquêtés car 35,82% disent que cette action est un indicateur qui démontrera leur volonté de protéger ce site.

Par ailleurs, certaines couches vivant dans les environs du parc soit 11,58% souhaitent être engagé comme garde parc pour sécuriser les nombreuses richesses de ce parc et faire respecter les limites de ce site contre l’envahissement dont il est actuellement victime.

La promotion de la conservation participative et la création des réserves communautaires restent aussi des canaux par les quels les habitants autours du PNVI pensent exprimés leur attachement autour de la sauvegarde de ce parc.

Q.21. Si non pourquoi ?
Tableau 21: Motifs avancés par les personnes qui ne sont pas disponibles à protéger le PNVI
Raisons avancées Effectif %
Pas de moyen 5 23,80
Trop occupé 6 28,57
Pas d’attraction 5 23,80
Pauvreté et famine 5 23,80
Total 21 100
Source : Notre enquête

Les raisons avancées par les riverains ayant donner une réponse négative sur leur disponibilité à la protection du PNVI sont liées pour la grande partie aux faits sociaux tel que: la pauvreté / famine, le manque des moyens de subsistance, l’attraction vers d’autres domaines et des occupations à la recherché d’une unité de production pour la survie.

Q.22 : La conservation du parc national des Virunga est-elle nécessaire pour le développement du pays ?
Tableau 22 : Considération des riverains du PNVI sur son rôle dans le développement du pays
Avis des riverains Effectif %
OUI 381 99,21
NON 3 0,78
Total 384 100
Source : Notre enquête

Le tableau démontre que 99,21% des riverains du PNVI affirment et reconnaissent l’apport de ce parc dans le développement du pays ; 0,78% dit ne pas observé cette importance dans le développement car n’étant pas souvent associé aux activités qui s’y déroulent et n’obtenant peut être pas d’intérêt direct ou indirect au regard de la présence de cette aire protégée à leur voisinage.

3.6. Discussion des résultats

Notre étude s’est fixée pour objectif général de dégager la pertinence de l’éducation mésologique dans la protection et conservation du Parc National des Virunga.

De ce fait, il est indispensable, après analyse de tous les résultats de notre enquête de confronter ces derniers aux hypothèses de départ de l’étude et aux réalités du terrain.

Les résultats issus de la présente enquête indiquent clairement la mission et le rôle de l’éducation mésologique dans le contexte de protection d’une aire protégée comme celui sous étude.

3.6.1. Canaux par lesquels l’éducation des riverains du parc national des Virunga se réalise tant par l’institution gérante que par ses partenaires

Il se dégage de cette analyse que notre hypothèse relative à l’insuffisance d’informations qui serait due à l’inappropriation des stratégies mises en place et qui ne sont pas proches des préoccupations de la population ayant fait objet des diverses questions de cette étape de recherche est confirmée, car, il est observé dans cette partie de la province du Nord Kivu qu’occupe le PNVI, la population recourt aux medias pour obtenir une information sur le parc.
Ce recours aux medias qui implique un grand coût afin d’y accéder limite la propagation à grande échelle des informations et stratégies capables d’amener les habitants vivant dans les alentours de ce site protégé faisant partie du patrimoine mondial de l’humanité.

Ceci fait alors appel aux nouvelles approches de vulgarisation des informations sur l’importance de la présence du parc dans les milieux ainsi que ces avantages pour le développement des communautés riveraines.

Ces approches devront également tenir compte du besoin en information par la base en apportant auprès des riverains des sujets touchant leur vie de chaque jour tout en mettant un accent sur l’impact d’un interaction entre ces voisins condamnés à vivre toujours ensemble.

Les gestionnaires du parc devront ici faire de l’éducation mésologique leur activité et pas la laisser aux divers partenaires qui passent parfois leurs messages ne répondant pas aux urgences que l’ICCN souhaiterait diffusé dans la population.

Il est remarqué au cours de cette étude que les riverains de ce parc reconnaissent son rôle comme espace de refuge des animaux pour la grande partie au moment où il jouerait un autre rôle dans la science, l’éducation et l’épanouissement des populations.

Ceci est donc le résultat d’une faible campagne de proximité devant servir d’outil de promotion d’autres valeurs que le parc apporte dans la cité pour l’intérêt des communautés.

3.6.2. Approches susceptibles de concilier les perceptions des gestionnaires du PNVI et de la population pour un intérêt commun

Notre étude vient approuvé que les méthodes actuelles de perception des gestionnaires du parc dans la conduite des activités cherchant à amener les locaux dans la marche de la conservation sont en déphasage par rapport aux approches que la population souhaite voir se développer pour son appropriation de la protection de ce site protégé.
Notre hypothèse relative à la contradiction entre populations et gestionnaires qui s’expliquent par la divergence d’intérêt et de compréhension des enjeux relatifs à la conservation et la protection du parc est ici aussi confirmée.

On remarque que l’accent que l’ICCN place sur la promotion des alternatives conçues par lui et non concertée pour attirer le public vers le parc ne constitue pas des approches qui peuvent facilement apporté une sympathie des riverains vers l’intégration dans le circuit de conservation.

Notre étude démontre que des campagnes de haute intensité en faveur des riverains du PNVI en utilisant des conférences -débats, en amenant les riverains dans le site pour palper du doigt les réalités de cette nature,sans exclure des projets d’intérêts communs sont des canaux qui rapprochent les perceptions des uns et des autres et facilitent l’appropriation de ce parc par les habitants vivants dans les alentours proches de cet espace protégé.

Dans la population enquêtée, 22,65% soutiennent que la compréhension du parc à travers des échanges dans les débats apportera une intégration et une appropriation aisée des mentalités du voisinage dans la lutte permanente des gestionnaires de ce parc à protéger les multiples richesses s’y localisant.

Cependant 21,35% affirment que des visites de ce parc par les communautés riveraines organisées par l’ICCN faciliteront encore plus une prise en considération des diverses valeurs que cette superficie protégée offrent à l’humanité.

Pendant que la vulgarisation de l’importance de la présence de ce site et ses multiples richesses à travers des films à projeter dans divers coins environnant cet espace est un des moyens durables et palpables pour obtenir une connaissance des réalités que renferme cette aire.

La production et la diffusion sous diverses formes d’un journal spécifique au PNVI est aussi requis pour amplifier ce message car dit-on : « On ne conserve que ce qu’on connaît ».

CONCLUSION :
Comme on peut le voir dans ce travail, il apparaît clairement un besoin des communautés à garder une interaction permanente entre le PNVI et les riverains. Ceci se manifeste dans les besoins des communautés de se retrouver au centre des actions d’éducation et de sensibilisations sous toutes ses formes en plaçant un accent sur les thèmes tirés du besoin en information au sein des populations bénéficiaires.

Cette étude nous permet de ressortir la pertinence de l’éducation mésologique dans la conservation du PNVI en démontrant son importance au PNVI. L’éducation relative à l’environnement vise la reconstruction du réseau des relations entre les personnes, leur groupe social d’appartenance et l’environnement.

Ce dernier correspond à un ensemble des réalités complémentaires : il est à la fois la nature (à apprécier, à respecter, à préserver), un ensemble de ressources (à gérer, à partager), un complexe de problèmes (à résoudre), un système de relations (à comprendre pour mieux décider), la biosphère toute entière (où vivre ensemble et à long terme), mais d’abord, plus près de nous, un milieu de vie (à connaître, à aménager) et un projet communautaire (où s’engager).

L’éducation relative à l’environnement a pour objectifs le développement de compétences critiques, éthiques, stratégiques, esthétiques, etc., au regard de la relation à l’environnement » .

L’éducation environnementale insiste sur l’Ethique sociale, l’homme a ses droits, mais il a aussi ses devoirs car il consomme des ressources et rejette des déchets susceptibles de nuire. Cette responsabilité, tout homme, toute femme, toute communauté doit la connaître. Les animaux et surtout les gorilles qui nous sont les plus proches ont droit à la protection en tant qu’êtres vivants qui nous aideront en mieux nous connaître.

Etre à l’écoute de la nature et s’engager pour protéger la nature, mieux s’engager à gérer pour nous et pour les générations à venir les ressources du PNVI et ses environs, c’est participé à l’amélioration de la qualité de notre vie.

Pour mieux gérer les richesses du PNVi, la population a besoin de savoir quelle est leur utilité pour sa vie et sa survie. La réponse à cette interrogation passe par l’écoute de la population et par son éducation conscientisante avec les techniques qui sont connues pour que la population s’approprie ces richesses et le PNVi. Voilà pourquoi nous militons pour la vulgarisation de l’éducation mésologique dans ce travail.

A quoi va nous servir l’Education Mésologique au PNVi ?

1. L’Education Mésologique va nous montrer la beauté de cette région, une plus belle portion des espèces viables du monde ceci entre dans le pilier esthétique.

2. L’Education Mésologique va dégager l’importance du gorille par exemple pour le tourisme, l’enseignement, la médecine, l’anthropologie, l’économie, la recherche. Ici il faut renseigner clairement la population des alternatives par rapport aux ressources qui asphyxieraient les gorilles et autres espèces.

3. L’Education Mésologique va s’adresser aux enfants, aux femmes, aux adultes et aux vieux pour écouter leurs besoins et ensemble trouver des stratégies de protection de cette nature généreuse.

4. L’Education Mésologique va s’adresser aux cadres politico administratives, aux ONGDS, aux militaires et politiciens, pour trouver avec eux les ressorts de motivation pour la protection de la nature.

5. L’Education Mésologique doit aboutir à élaborer une charte locale, en vade Mecum, ou code de bonne conduite ou ensemble avec la population riveraine du PNVi, ou dégager de façon consensuelle les droits et les devoirs des citoyens à l’égard des espèces protégées et du PNVi. Qui dit droits et devoirs sous entend sanctions en cas de dérapage.

6. L’Education Mésologique va essayer de cogérer la nature vis-à-vis de l’allure policière, pour l’humaniser.

7. L’Education Mésologique doit initier la population à l’aménagement de territoire qui est une science et une stratégie pour avoir un habitat de qualité.

8. L’Education Mésologique permettra de créer une petite équipe de surveillance volontaire pour le monitoring des facteurs à risque des zoonoses.

En appliquant les systèmes de relais communautaire, le parc peut former des gens dans les villages et communautés capables de déceler en temps le comportement humain et animal à risque.

Dans la nouvelle politique de conservation que l’ICCN envisage approfondir et même inclure dans la loi sur la conservation en révision, il est impérieux de mettre un mécanisme capable d’assurer la liaison entre populations et conservationnistes et ceci passe par une restructuration des services ayant en charge au sein de l’institution la conservation communautaire en adoptant des nouvelles approches de communication et d’échange avec la base dans l’éducation mésologique.

Des méthodes d’interactions directes entre parties prenantes sont autant des pistes que les institutions de gestion des aires protégées doivent utilisées pour faciliter le contact permanent entre parc et population.

Nous devons aussi retenir que la structuration des groupes de communication du genre comité de dialogue peut réduire la forte distance que les medias n’ont jusque là pas encore comblé entre parc et population dans ce sens que la pauvreté des riverains ne facilite pas l’obtention pour chacun d’un outil d’audition des messages en dépit des efforts que la communauté internationale ne cesse de mettre à coté de l’ICCN par diverses manière dans la conduite de cette éducation mésologique qui fait défaut en interne au sein de l’institution de l’état en charge de la conservation.

L’approche de l’usage de l’internet dans la communication entre parc et monde extérieur limite l’appropriation par les locaux des biens de leurs richesses mais facilite cependant une mobilisation des ressources capables de faciliter la poursuite de la protection intégrale et même la réalisation de certaines actions communautaires tel que souhaité par l’approche associant les riverains dans le partage des bénéfices que seule la présence du parc génère dans nos milieux.

On se rend compte que le parc est plus connu de l’extérieur que par les riverains car les usages habituels permettent de faire des appels à la conscience des occidentaux développés déjà que donner plus des matières aux locaux qui ne peuvent pas pour la plupart accéder aux nouvelles techniques de l’information.

D’où la nécessité de revenir vers eux par des canaux faciles de communication afin d’engager une interaction permanente pour l’intérêt des deux parties.

Chapitre 4 : PROGRAMME

Intitulée : PROGRAMME D’EDUCATION MESOLOGIQUE DANS LA CONSERVATION DU PARC NATIONAL DES VIRUNGA

1. NECESSITE DU PROGRAMME

La conservation de la nature et particulièrement la protection du Parc National des Virunga nécessitent une implication de toutes les parties en présence pour la production d’un résultat escompté afin d’assurer la survie des espèces en voie de disparution et le développement global des milieux environnant l’espace qu’occupe le parc.

Ce travail n’est pas du tout aisé si les différents acteurs en présence ne parviennent pas à regarder dans la même direction et comprendre les enjeux dans la même philosophie pour obtenir une interaction capable de garantir le travail des uns et des autres..

C’est pourquoi, la vision d’asseoir un programme devant amener ces échanges permanents s’impose comme piste de solution à la cruelle préoccupation évoquée dans les précédentes lignes,ce programme qui doit intégrer les besoins des parties en présences pour atteindre l’objectif pour lequel leur voisinage est appelé à jouer.

L’importance du programme d’éducation mésologique dans la conservation du PNVI trouve sa nécessité dans son rôle de régulateur des pressions et de canal de communication entre parc et population pour amener les acteurs à la jouissance des biens et valeurs qu’apporte ce voisinage et alors garantir l’intégration des riverains dans le circuit de la protection du PNVI pour leur développement.


Ce programme est aussi nécessaire car ses axes d’orientations prennent en compte les attentes de la base dans leur compréhension du rôle et de la mission que le parc doit jouer en leur faveur et également, leur rôle à faciliter la conservation dans ses actions de chaque jour.

Le présent programme se veut une réponse au déficit communicationnel constaté dans nos enquêtes et décrié par les riverains, puis présente des opportunités que devront saisir les investisseurs au profit de la population selon le désir de celle-ci pour qu’elle apprécie à sa juste valeur l’impact de la présence du parc à ses cotés.

2. GRANDES LIGNES DU PROGRAMME
No Domaines Projets Objectif Indicateurs Localisation Observations
1 Education -Projet d’organisation des visites éducatives dans les 4 secteurs du parc national des Virunga

-Projet de construction d’une école primaire en faveur des enfants vivant autour du PNVI

-Projet d’organisation des Conférences -débats sur le PNVI


-Projet de projection des films documentaires sur la conservation du PNVI

-Projet d’implantation des centres d’alphabétisations autour du PNVI Informer les riverains du parc sur son importance et ses multiples richesses -120 visites guidées dans les 4 secteurs organisées.

90000 enfants scolarisés
6 écoles construites
240 conférences-débats animées et organisées.
240 séances de projection des films organisées
200 personnes alphabétisées annuellement dans les 4 secteurs,12 centres opérationnels et 5000 personnes alphabétisées par an Goma, Rutshuru, Rumangabo, Kyondo, Butembo, Beni, Kiwanja, Sake, Rugari, Jomba
Rumangabo, Kyondo, Kiwanja, Jomba, Mutsora, Ishasha
Goma,Rumangabo,Kibumba,Rugari,Kyondo,Butembo,Beni,Lubiriya,Ishasha,Rutshuru,Kiwanja,Jomba,Sake.
Goma,Rumangabo,Kibumba,Rugari,Kyondo,Butembo,Beni,Lubiriya,Ishasha,Rutshuru,Kiwanja,Jomba,Sake.
Goma,Rumangabo,Kibumba,Rugari,Kyondo,Butembo,Beni,Lubiriya,Ishasha,Rutshuru,Kiwanja,Jomba,Sake Moyen de transport existent et nature à observer.
Accord du ministère de l’EPSP Provincial et terrains existent
Salles des conférences existent et besoins ressentis et exprimés.
Documentaires existent et matériels de projection disponibles dans chaque secteur du PNVI
Modules d’alphabétisation et formateurs disponibles dans chaque secteur, Infrastructures d’éducation existent
2 Sensibilisation -Projet de sensibilisation de la communauté sur la protection des écosystèmes du PNVI à travers les Medias
-Projet de distribution des feuillets sur la conservation de la nature
-Projet d’échanges d’informations sur le PNVI par Internet Impliquer les riverains du parc pour leur apport à sa conservation 240 émissions radio et 120 émissions télévisées produites en 5 ans
500000 feuillets distribués par an
120 personnes pourront poster les informations sur le PNVi dans un réseau interconnecté à travers les Blogs. Goma, Rutshuru, Butembo, Beni, Kiwanja, Nyamirima, Kirumba
Goma,Rumangabo,Kibumba,Rugari,Kyondo,Butembo,Beni,Lubiriya,Ishasha,Rutshuru,Kiwanja,Jomba,Sake.
Goma, Kiwanja, Rumangabo, Kyondo, Beni, Mutsora
Matériels de sensibilisation existent et Medias opérationnels dans les milieux ciblés.

Journaux et feuillets sur la conservation existent et produits par les partenaires de l’ICCN

La connexion sur Internet existe dans ces agglomérations et est utilisable, la formation des utilisateurs du réseau est assurée
3 Récréatif et Loisir -Projet d’organisation d’un tournoi de football pour la conservation du PNVI
-Projet d’organisation d’un concours sur la conservation du PNVI Partager les avantages liés à la présence du parc dans les abords des villages 5 tournois de football interscolaires, interuniversitaire et intercommunautaires sont organisés par an
16 concours annuels organisés sur le PNVi et 5000 prix distribués Kiwanja, Rumangabo, Kyondo, Goma, sake et Butembo
Goma,Rumangabo,Kibumba,Rugari,Kyondo,Butembo,Beni,Lubiriya,Ishasha,Rutshuru,Kiwanja,Jomba,Sake.
Institutions concernées et infrastructures sportives disponibles
Matière du concours diffusée dans les conférences, journaux, films et émissions radio sur la conservation du PNVI, fonds pour achat des prix disponibles au sein des programmes des partenaires de l’ICCN
4 Lobbying Projet d’un plaidoyer pour la survie du PNVI Obtenir des fonds nécessaires à la protection et conservation du parc 1 plaidoyer rédigé et 3 réunions VIP organisées Goma, Beni et Butembo Disponibilité des partenaires internationaux et PNVI est un site du patrimoine Mondial de l’UNESCO
5 Formation -Projet de formation des gardes dans l’éducation mésologique
-Projet de formation et de création des comités de dialogue . Renforcer les capacités dans la surveillance 36 gardes formés
85 leaders communautaires formés et 5 comités de dialogue installés Rumangabo,Rwindi,Kiwanja Mutsora et Tshiabirimu
Rumangabo,Mutsora,Rwindi,Nyakakoma,Tshiabirimu. Formateur identifié et Module de formation existe
Existence des services de conservation communautaire au sein de l’ICCN
3 LES ACTEURS DU PROGRAMME
Le présent programme d’éducation mésologique sur la conservation du PNVI sera réalisé avec l’appui et l’apport des acteurs ci-dessous:
-La population locale : elle apporte une main d’œuvre dans la matérialisation des différents projets du programme, elle assure l’exécution de certains projets en partenariat avec les bailleurs et met à disposition des actionneurs certains terrains pour des projets d’intérêt public.
-L’ICCN : Elle joue le rôle de canalisation des attentes des populations riveraines auprès des bailleurs des fonds, elle structure les comités de dialogues pour une gestion conjointe des actions financées et en exécution, elle assure la formation des gardes et autres techniciens dans les domaines ciblés, identifie les principaux leaders riverains et prépare chaque fois qu’il est besoin le cadre d’exécution d’une activité avec les communautés. Elle poursuit sa mission légale de conservation et protection du parc
-Les ONGDS (FAO, GO, UE, WWF, PICG, Réseau CREF, ACF, UNESCO, FZS): Mobilisent les fonds, intrants agricoles, moyens matériels et expertises pour rendre opérationnel différents projets du programme ; encadrent les exécutants des projets sur terrain, facilitent l’implantation des projets,font les suivis des projets avec les communautés,appuis l’ICCN dans sa tache quotidienne au sein du parc et dans les communautés,font la promotion de l’ICCN à travers leurs activités.
-Les Ministères (EPSP, Défense, Santé ,Agriculture, Environnement et Conservation de la nature, Plan et Budget) : Facilitent l’obtention des autorisations nécessaires dans la réalisation des différents projets, accompagnent les investissements des partenaires dans divers domaines,jouent le rôle de garant des investissements acquits et de gestionnaires moraux au profit de la population,garantissent la sécurité des investisseurs et tracent la vision du gouvernement dans chaque domaine sollicité par le présent programme.
-Le gouvernement : Fixe les modalités de la coopération entre partie prenantes,accompagne les actions et apporte son appui financier tant qu’il est sollicité dans l’implantation de certains projets de ce programme, garanti la conservation du parc selon les conventions ratifiées.
-Les radios : Elles serviront de canaux de transmission et de diffusion des différents supports et messages relatifs à la conservation du PNVI. Elles constituent une voix d’interaction directe entre conservationnistes et population riveraine.
-Les journaux : support dur qui véhicule les messages sur la protection du PNVI et seront distribués dans les contrées riveraines et le écoles,universités et autres milieux de grand regroupement.
4 OPPORTUNITES D’EXECUTION DU PROGRAMME

Ce programme est exécutable au regard des opportunités qu’offrent les différentes zones ciblées pour la réalisation des projets y figurant. Ainsi, au sein du parc nous avons : Les conservateurs,les experts en éducation environnementale,les conservateurs communautaires, les diverses lois sur la conservation, les richesses fauniques et floristiques

Au sein des communautés, il existe des champs et domaines communautaires,certains espaces privés à acheter,les écoles et universités,les églises ,la population elle-même,les US et Coutumes
5. HYPOTHESES, RISQUES ET FLEXIBILITES DU PROGRAMME

Il est nécessaire de retenir que ce programme n’est réalisable que si les conditions souhaitées dans son élaboration sont réunies.

Il reste flexible selon les zones d’implantations des projets et des besoins ressentis dans les communautés et le fond disponible pour son exécution.

Cependant en cas de : Guerre, du refus de la population de quitter les zones envahis dans le parc, de la mauvaise gestion du budget, de l’inapropriation du programme par la communauté et l’imposition par les bailleurs,l’éclatement d’une catastrophe naturelle ou humanitaire,le programme ne sera jamais réalisé et matérialisé.

Il est réalisable à tout temps et toute circonstance et devra tenir compte des saisons pour certains projets y figurant.
BIBLIOGRAPHIE

1. OUVRAGES

- Chaire 12. UNESCO, MAB, PNUD, 266

- Eugénie FLOGAITIS : Education Environnementale, Presses Universitaires Grecques, Athènes, 1993

-Emmanuel De Merode : Plan annuel du Parc National des Virunga 200, février 2009


- F.RAMADE: Eléments d’écologies appliqué 3e triage, Ediscience International Paris France,1992

- IZCN-GTZ : Projet de conservation de la nature Intégrée

- Lucie Sauvé : "L’éducation relative à l’environnement et la perspective du développement durable", in Aménagement et nature, No 127, Association pour les Espaces Naturels, Paris, France

- Marc Languy et Emmanuel de Merode : Virunga, survie du premier parc d’Afrique, Editions Lannoo sa, Tielt 2006

- Maldague, M. : Éducation mésologique - Finalités de l’éducation mésologique. De toute urgence 1984.

- Michel Maldague et Lumande Kasali : Éducation et éthiques mésologiques. ÉRAIFT,

- NATIONS UNIES: Bulletins d’informations sur l’évolution de l’environnement, 1992. Brundtland

- Nations Unies : Perspectives relatives à l'environnement jusqu'à l'an 2000 et au-delà et "Notre avenir commun", Rapport de la commission environnement 2000

-PNUE : L’Avenir de l’Environnement en Afrique : Le passée, le présent et les perspectives d’avenir,Earthprint Limited,Royaume-Uni ,2002

- PNUE: Manuel de Reportage Environnemental, Questions et notions essentielles en matière d’environnement, ONUN, Nairobi, 2006
.
- PNUE : L’Avenir de l’Environnement en Afrique, la Vulnérabilité humaine comme conséquence du changement environnemental,Earthprint Limited,Royaume-uni,2004

-WWF : L’Afrique, Emprunte Ecologique et Bien-être humain ; Banson, Cambridge, Royaume-Uni 1996

-W. Delvingt, J. Lejoly et Mankoto Ma Mbaelele : Guide du parc national Des Virunga, Bruxelles 1990

2. AUTRES DOCUMENTS, MEMOIRES, TFC ET NOTES DES COURS

- F.KALUME NDOOLE: Problématique de la déforestation dans le secteur sud du parc national des Virunga, Mémoire 2008-2009,Inédit Université Libre des Pays des Grands Lacs Goma

- G.Kayungura : Cours de Recherche-action : Inédit, Cidep-UO, 2e licence Déco, Année Académique 2008-2009

- MUHINDO VASIKANIA : Les conséquences de la surpopulation sur les écosystèmes du PNVI ; TFC 2004-2005, Inédit Cidep Université ouverte Nord Kivu.

-N. KABUO SIVIRI : La problématique de la gestion de la conservation de la nature : cas du PNVI station de Mutsora ; TFC 2006-2007, Inédit Institut Supérieur de Tourisme Goma

- NZANO NDOZI: Recueil des textes du séminaire sur la conservation de la nature intégrée au développement,Bukavu Décembre 1985

- TUVEREKWEVYO MUHINDO:La Communication Environnementale, Voie d’implication des populations dans la conservation de la Nature :Cas du secteur sud du parc national des Virunga,TFC 2006-2007,Inédit/Cidep Université Ouverte Goma

- R.Bitangi Mukombe : Cours d’Initiation à la Recherches Scientifique , Inédit Cidep 2005
3. DICTIONNAIRES

- Dictionnaire Universel : Collection No 28, édition No 5 59/4660/3, Hachette Edicef, 1996

- Dictionnaire Encyclopédique : De l’éducation et de la formation aux éditions NATHAN de 1994

TABLE DES MATIERES
Epigraphe …………………………………………………………………………….i
Dédicace ……………………………………………………………………………..ii
Remerciements ……………………………………………………………………..iii
Sigles et Abréviations ………………………………………………………...........v
Résumé du mémoire………………………………………………………………..vii
Introduction……………………………………………………………………………1
Etat de la question……………………………………………………………………1
Problématique …………………………………………………………………………4
Hypothèse du travail …………………………………………………………………6
Objectifs et Intérêt de la Recherche ………………………………………………..7
Objectif général………………………………………………………………………..7
Objectifs spécifiques………………………………………………………………….7
Intérêt de la recherche ………………………………………………………............7
Délimitation du Sujet ………………………………………………………………....8
Méthodologie du Travail ………………………………………………………………8
Division du travail et difficultés rencontrées………………………………………...9
Chapitre 1 : Généralités sur la conservation de la nature………………………...11
Notions de base ………………………………………………………………………14
Environnement ………………………………………………………………………14
Patrimoine …………………………………………………………………………….19
Patrimoine naturel national…………………………………………………………..19
Ressource …………………………………………………………………………….20
Ethique ………………………………………………………………………………..21
Développement…………………………………………………………………….....23
Développement durable……………………………………………………………...24
Conservation et protection…………………………………………………………...25
Couplage de l'environnement et du développement durable…………………….26
Le Parc National des Virunga………………………………………………………..27
Localisation et limites du parc ……………………………………………………….27
Historique du Parc National des Virunga …………………………………………..30
Autres Parcs Nationaux en République Démocratique du Congo……………….33
Organisation politique et administrative du parc ………………………………….34
Le rôle des partenaires œuvrant au PNVi …………………………………………41
Chapitre 2 : Le concept éducation mésologique et son influence sur la perception de la conservation des aires protégées……………………………………………..42
Education mésologique ………………………………………………………………42
De la compréhension du concept éducation mésologique ……………………….42
Importance de l’éducation mésologique ……………………………………….......44
Le contenu de l’éducation mésologique ……………………………………….......45
Des éléments d’identité de l’éducation éco environnementale ………………….46
L’Education Relative à l’Environnement ……………………………………….......47
Chapitre 3. Présentation des résultats de l’enquête………………………………52
Objectif de l’enquête …………………………………………………………………52
Méthodologie ………………………………………………………………………....52
Type d’étude ………………………………………………………………………….53
Echantillon d’étude …………………………………………………………………...54
Outils et techniques de récolte des données ……………………………………...55
Déroulement de l’enquête et caractère éthique ………………………………......55
Saisie et traitement des données ………………………………………………......56
Contraintes/difficultés rencontrées …………………………………………………56
Présentation des résultats ………………………………………………………......57
Analyses des résultats de l’enquête ………………………………………………..57
Caractéristique démographique du répondant ……………………………………58
Résultat se rapportant à l’analyse des canaux par lesquels l’éducation des riverains du parc national des Virunga se réalise tant par l’institution gérante ainsi que par ses partenaires………………………………………………………………62
Résultat se rapportant aux approches susceptibles de concilier les perceptions des gestionnaires du PNVI et de la population pour un intérêt commun ………73
Discussion des résultats …………………………………………………………….77
CONCLUSION ……………………………………………………………………….81
Chapitre 4 : PROGRAMME…………………………………………………………86
BIBLIOGRAPHIE …………………………………………………………………….96
TABLE DES MATIERES…………………………………………………………….98
ANNEXES ……………………………………………………………………………101
Listes des Tableaux
Questionnaire d’enquête
Carte du PNVi
Carte des zones de sensibilisation au PNVi

ANNEXES
LISTES DES TABLEAUX
QUESTIONNAIRE D’ENQUETE
CARTE DU PNVI
CARTE DES ZONES DE SENSIBILISATION AU PNVI

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